
Des rappels pour des taxes… déjà acquittées.
Une fois, on peut souligner qu’il s’agit d’une erreur en recevant une facture déjà acquittée pour des redevances aéroportuaires, alias les taxes d’atterrissage. Mais quand le phénomène se répète régulièrement, cela s’appelle au mieux des lacunes de gestion. Et donc si vous vous posez sur un terrain géré par ADP ou Edeis (en attendant de possibles retours sur d’autres gestionnaires. Pour Vinci, il est déjà arrivé d’être facturé pour un simple passage verticale), vous avez tout intérêt à conserver – pendant des mois… – la preuve de votre règlement, que celui-ci ait été fait sur place ou en ligne par la suite.
Car généralement, le rappel d’une taxe prétendument non réglée peut arriver des mois plus tard et quand c’est un aéronef au sein d’une flotte d’un aéro-club, il faut aller rechercher le carnet de route, retrouver le pilote concerné, vérifier si la taxe a été ou non réglée et si c’est le cas, ce sont alors de multiples échanges par mail – pour certains gestionnaires, il n’est pas possible d’accélérer le mouvement par téléphone car soit la ligne est une voie sans issue, ne répondant pas, soit le standard prend note mais on ne vous rappelle jamais – avant de pouvoir clore enfin un tel dossier. Que de temps perdu pour 5,24 € ou 6,75 €…
Le pompon revient à ADP avec une taxe bien payée par le pilote mais la réception pour le club d’un rappel comprenant une surtaxe de 40 € pour règlement en retard ! Après de multiples appels téléphoniques restés sans suite, des mails à répétition, ADP a fini par reconnaître que la taxe avait bien été réglée sur aerops.com, site peu convivial, et comme il avait été souligné que la taxe de 6 et quelques euros s’était transformée en 12 € et quelques au moment de la validation du règlement, le club a finalement reçu par courrier postal un… avoir. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? La gestion des aéroports, c’est un métier surtout quand on prétend être le leader mondial.
Et quand la preuve du règlement déjà effectué est produite, il n’y a alors généralement plus d’interlocuteur en face ! Circulez, les grands gestionnaires des aéroports n’arrivent pas à suivre la gestion de terrains dits secondaires… Quand c’est possible (et cela l’est de moins en moins) il est vivement recommandé de régler sur place le jour même – ce qui n’est évidemment pas possible en cas de touché-décollé… – pour éviter de possibles « frais de dossier » additionnels par la suite, sans oublier de demander un justificatif de règlement donc… On ne sait jamais. CQFD.
La solution MisterLanding
Alors que cet article allait être mis en ligne… un mail arrive. Le hasard fait bien les choses.
Sur cette problématique de la gestion des redevances arrivant dans les clubs, Gilles Auvray propose son application MisterLanding, réunissant « tout au même endroit, entre les aérodromes, le club et les pilotes ». Il s’agit de gérer les redevances « sans paperasse », l’application devant permettre « aux aérodromes de publier leurs tarifs et d’encaisser les redevances d’atterrissage et de stationnement. Les aéro-clubs centralisent les redevances
de leur flotte et les pilotes paient en deux minutes, avec ou sans compte ».
Pour les aérodromes, les tarifs sont les suivants : gratuit our les aérodromes sans redevance d’atterrissage ni de parking, 19,90 € HT/mois en version Basic pour les autres, ou 39,90 € HT/mois en version Premium. Pour les aéro-clubs (DTO), 9,90 € HT/mois ou 99,90 € HT/an
et 19,90 € HT/mois ou 199,90 € HT/an en version Premium. Les tarifs sont également prévus pour les écoles de pilotage (ATO). Les avions de la flotte sont alors à déclarer une seule fois, avec un pré-remplissage à partir du registre des immatriculations de la DGAC. Quand un membre (accès gratuit pour les pilotes) se pose sur un aérodrome MisterLanding, la redevance arrive au club qui la règle en ligne ou la transmet au pilote en un clic.
Avec la formule Club Premium, MisterLanding se connecte au site de réservation OpenFlyers du club et retrouve le pilote du vol concerné (si celui-ci ne s’est pas déclaré sur le site), la facture lui est transmise automatiquement si c’est la règle retenue par le club. Quand l’aérodrome vend aussi son carburant sur MisterLanding, le carburant pris s’ajoute à la même facture. Si le club a sa propre cuve, livraisons, relevés et pleins peuvent être suivis en temps réel (formule Club Premium). Un essai gratuit de 30 jours est proposé.
Le tout sera à évaluer au niveau du coût/bénéfice retiré, sachant que dans le monde associatif, les actions réalisées par des bénévoles sont là pour diminuer le coût des vols. Ce sera aussi une question de taille critique, entre le nombre d’aérodromes inscrits et le nombre de redevances reçues au sein d’un même aéro-club ou d’une école de pilotage, fonction de la flotte et du nombre de pilotes posant régulièrement à l’extérieur. ♦♦♦