• Accueil
  • Mes livres
    • Rafale Marine
    • Du Vampire au Mirage 4000
    • La Saga Robin (2e édition)
    • Le Mook d’aeroVFR…
    • Autres livres
    • Dernières parutions
  • A propos d’aeroVFR
    • Auteurs
  • Contact
  • Météo du week-end
  • Webcams sur aérodrome
  • Escales sur aerodrome

aeroVFR

Informations de vol VFR

  • Actualités
  • Industrie
    • Constructeurs
    • Motoristes/héliciers
    • Equipementiers
  • Manifestations
    • Meetings
    • Expositions/Salons
    • Conférences
    • Compétitions/Rallyes
  • Histoire
    • Livres / revues
    • Histoire de l’aviation
    • Aviation de collection
    • Cinéma / TV / Photo
    • Musées
  • Cockpit
    • Pilotage
    • Espace aérien
    • Réglementation
    • Clubs et Fédés
  • Webcams
  • Safety first
    • Facteurs Humains
    • Sécurité des vols
  • Revue de presse
  • Humeur
Vous êtes ici : Accueil / Actualités / Gare au monoxyde de carbone

Gare au monoxyde de carbone

Publié le 12 novembre 2018 par Rédaction


Et si vous utilisiez un détecteur de monoxyde de carbone ?

Si les accidents liés au monoxyde de carbone surviennent plus souvent en hiver, qu’il s’agisse d’événements domestiques ou aéronautiques, c’est que la plupart du temps le danger provient du système de chauffage, avec une mauvaise combustion ou des « fuites » dans les circuits. Mais ce gaz n’est pas forcément de « saison », il peut parvenir dans la cabine par diverses sources, en été comme en hiver, via une cloison pare-feu dont l’étanchéité n’est pas parfaite, via des entrées d’air en cabine, via des passages de commandes, etc. 

Or ce CO est un danger impossible à détecter par l’organisme humain car il est à la fois inodore et incolore. La contamination de l’organisme humain peut être très progressive, qu’elle intervienne lors d’un unique vol ou par accumulation lors de plusieurs vols effectués à la suite sur un appareil (cas de l’instruction). Des signes avertisseurs peuvent progressivement prévenir le pilote ou l’équipage mais si les émanations sont élevées, il sera peut être trop tard pour réagir.

Aux maux de tête peuvent en effet rapidement suivre des nausées, une pensée confuse, des vertiges, voire des convulsions pouvant aller jusqu’au malaise, au coma et à la mort. Si le taux de monoxyde de carbone dans le sang se réduit de moitié en quatre heures, un fort degré d’intoxication va imposer un traitement sous oxygène, avec passage du patient en caisson hyperbare sous contrôle médical.

L’éventuelle infiltration de CO en cabine peut survenir plus facilement dans certaines situations : activation du système de chauffage avec de l’air réchauffé autour des tuyaux d’échappement dans le compartiment moteur sans que les « filtres » ne jouent leur rôle tandis que les aérations sont fermées limitant le renouvellement de l’air dans le cockpit, vols aux grands angles ou lors de montées initiales avec une surpression sous l’appareil pouvant modifier l’écoulement des gaz d’échappement, etc.

Pour détecter cette menace, le moyen le plus simple et le moins coûteux (environ 5 €/pièce) est d’installer un détecteur de monoxyde de carbone en cabine, sous la forme d’une pastille appliquée sur le tableau de bord, en vue du pilote. Le rapport coût/efficacité demeure excellent même si des détecteurs électroniques, plus coûteux, sont sans doute plus fiables. Mais il y a surtout quelques pièges à éviter avec le détecteur à pastille. Ces pastilles ont une durée de vie, généralement 18 mois (parfois 12…) pour ceux commercialisés dans le milieu aéronautique. D’où l’importance de bien renseigner la vignette, avec la date d’activation du détecteur à son ouverture, car après 18 mois, il risque de plus être actif…

Autre point à noter, sa coloration. Les deux extrêmes sont simples. A l’ouverture, la pastille est de couleur orange ou beige. Si la contamination par le CO est élevée, elle deviendra noire. Entre ces deux états, la pastille va s’obscurcir progressivement. Si l’impact du CO est faible, elle pourra prendre à certains instants une couleur grise mais… redevenir orange ou beige une fois l’appareil posé au sol, cockpit ouvert. D’où l’importance de surveiller régulèrement l’état de la pastille en vol…

Si en vol, vous notez un changement de couleur de la pastille, ou si un membre d’équipage ressent les premiers symptômes liés à la présence de CO (maux de tête, nausées…), il est important de couper le système de chauffage (souvent mis en cause dans ce type d’événement) et d’ouvrir les aérations pour bénéficier d’air frais. Il faut ensuite se poser le plus rapidement possible. Une fois au sol, ne pas hésiter à prendre contact avec les pompiers ou le SAMU, ou rejoindre l’hôpital le plus proche pour une vérification du taux d’oxygène dans le sang.

Sur le site du BEA, on trouve plusieurs événements où les équipages se sont reposés rapidement après changement de coloration du détecteur, ou se sont déroutés à la suite de problèmes physiques, mais aussi des événements où la cause supposée est une intoxication du pilote par le monoxyde de carbone allant jusqu’au crash mortel. Un exemple à lire concerne un DR-221 dont l’équipage, en instruction, a rapidement fait un tour de piste après un « virage » de la coloration de la pastille et des odeurs de gaz d’échappement ressenties en cabine peu après le décollage.

La cause identifiée par la BEA a été « l’absence d’étanchéité des deux orifices de passage des attaches des silencieux des deux collecteurs d’échappement », deux ouvertures suffisantes pour injecter du CO en cabine, notamment en montée initiale à faible vitesse. En 2005, la DGAC avait déjà recommandé « la mise en place de dispositifs de détection de monoxyde de carbone à bord des aéronefs d’aviation générale » tout en précisant que « le fonctionnement et la fiabilité de tels détecteurs n’ont pas été vérifiés ». Mais plusieurs rapports du BEA montrent que les équipages ont été prévenus par de tels dispositifs, même imparfaits, et à 5 €/pièce, faudrait-il s’en priver ?   ♦♦♦

Photomontage © aeroVFR.com

Lien vers le rapport du BEA sur un cas de monoxyde de carbone en cabine.

Partager :

  • Partager
  • E-mail
  • Imprimer
  • Facebook
  • Twitter

J’aime ça :

J’aime chargement…
  • Facebook
  • RSS

Newsletter aeroVFR

Manifestations

Les aviateurs de la France libre

Exposition du 15 octobre 2026 au 14 février 2027. En 1940, ils ont fait le choix de continuer le combat. Pilotes, navigateurs, mécaniciens et volontaires féminines de l’Air, les aviateurs des Forces aériennes françaises libres (FAFL) ont combattu sur tous les fronts de la Seconde Guerre mondiale, de la Grande-Bretagne avec la Royal Air Force […]

Bulles de l’Air et de l’Espace

14e édition de ce festival à Evreux le 25 octobre 2026. Ce festival de la BD prend place sur la base aérienne 105 d’Evreux avec rencontre et dédicaces avec les auteurs de bandes dessinées, visite du musée de la BA105, visite d’avions récents et anciens (C130J Hercules, Casa CN-235, Breguet Deux-Ponts, Transall C-160). À 14h30, […]

Mermoz aux enchères…

200 lots d’objets ayant appartenu au célèbre pilote disparu il y a 90 ans. Le 3 novembre 2026, une vente aux enchères devrait disperser un ensemble d’objets et de souvenirs personnels ayant appartenu à Jean Mermoz (1901-1936), conservés par sa famille depuis sa disparition en décembre 1936 aux commandes du Latécoère « La Croix du Sud ». […]

Une histoire des drones

Conférence sur l’histoire des drones, civils et militaires. Le Groupe Occitanie de l’Association Aéronautique et Astronautique de France (3AF) une conférence retransmise en duplex entre l’ENAC (Montpellier) et l’ENAC (Toulouse) ayant pour titre « Une histoire des drones ». Elle sera donnée par Gérard Pujol, professeur agrégé de sciences physiques et formateur en aéronautique (CAEA) à l’Académie […]

Lucio Perinotto s’expose

Exposition du 8 au 25 octobre 2026 à Versailles. Au Carré des Antiquaires (Versailles), le Peintre de l’Air Lucio Perinotto exposera une vingtaine d’oeuvres inédites (toiles, aquarelles et dessins) dédiées à ses deux passions : l’aviation et la marine. Entre puissance des moteurs en étoile de « propliners » et nostalgie des grands voyages en paquebot, chaque […]

L’IA au musée de l’Air et de l’Espace

Exposition temporaire à compter du 15 octobre 2026. A compter du 15 octobre 2026 et jusqu’au 27 juin 2027, le musée de l’Air et de l’Espace (MAE) propose aux visiteurs une exposition temporaire intitulée « Cap sur l’IA », consacrée à l’intelligence artificielle (IA). À travers une approche mêlant interactivité, jeu et apprentissage, elle invite les publics […]

100 ans de l’aérodrome de Vannes

Exposition statique d’appareils anciens ces 26-27 septembre 2026. Pour le centenaire de sa création (1926-2026), l’aérodrome de Vannes-Meucon devenu… aéroport de Vannes-Golfe du Morbihan servira de cadre à une présentation statique d’aéronefs anciens : Blériot XI, Yak-3, PT-17 Stearman, Morane-Saulnier MS-505, Piper J-3, North American NA-64, NC-858, SG-38, Cessna L19 Bird Dog, Stampe SV-4, Morane-Saulnier […]

Plus d'article de cette catégorie

Derniers articles parus

  • Elixir : ouverture d’enquête pour le BEA 8 octobre 2026
  • Les aviateurs de la France libre 8 octobre 2026
  • De Cognac à Bergerac 8 octobre 2026
  • Tensions sur l’Avgas 7 octobre 2026
  • Du rotor anti-couple… 7 octobre 2026
  • Bulles de l’Air et de l’Espace 7 octobre 2026
  • Mermoz aux enchères… 6 octobre 2026
  • Une histoire des drones 6 octobre 2026
  • Mayday Fuel en Boeing 737 5 octobre 2026
  • Du VFR on top… 5 octobre 2026
  • Lucio Perinotto s’expose 4 octobre 2026
  • Gestion carburant et centrage 3 octobre 2026
  • Immobilisation de la flotte d’Elixir 2 octobre 2026
  • Les Ailes de Pohjola 2 octobre 2026
  • Le GIGN à Orléans… Saint-Denis 1 octobre 2026
  • Les menaces en sortie de groupe… 30 septembre 2026
  • Plan de vol : retard à l’allumage… 29 septembre 2026
  • Quatre ZRT secteur de Saint-Affrique 29 septembre 2026
  • Savoir accepter l’atterrissage forcé 28 septembre 2026
  • L’IA au musée de l’Air et de l’Espace 28 septembre 2026
  • L’eFlyer2 vole pour la « première fois » 25 septembre 2026
  • Gare au biais d’autorité… 25 septembre 2026
  • La FNUAD interroge le ministre des Transports 24 septembre 2026
  • Premier vol pour le GB2 24 septembre 2026
  • Arrêt volontaire du moteur en vol 24 septembre 2026

Site d'information aéronautique, aeroVFR.com offre un panorama de l'actualité du pilote VFR.


Découvrez chaque jour l'info aéronautique concernant Industrie (constructeurs, motoristes, héliciers, équipementiers)

Manifestations (meetings, compétitions, expositions, conférences) | Culture (livres, cinéma, aviation de collection, musées)

Pratique (pilotage, espace aérien, réglementation) | Safety First (facteurs humains, sécurité des vols)

Tous droits réservés ® | Mentions légales

%d