• Accueil
  • Mes livres
    • Rafale Marine
    • Du Vampire au Mirage 4000
    • La Saga Robin (2e édition)
    • Le Mook d’aeroVFR…
    • Autres livres
    • Dernières parutions
  • A propos d’aeroVFR
    • Auteurs
  • Contact
  • Météo du week-end
  • Webcams sur aérodrome
  • Escales sur aerodrome

aeroVFR

Informations de vol VFR

  • Actualités
  • Industrie
    • Constructeurs
    • Motoristes/héliciers
    • Equipementiers
  • Manifestations
    • Meetings
    • Expositions/Salons
    • Conférences
    • Compétitions/Rallyes
  • Histoire
    • Livres / revues
    • Histoire de l’aviation
    • Aviation de collection
    • Cinéma / TV / Photo
    • Musées
  • Cockpit
    • Pilotage
    • Espace aérien
    • Réglementation
    • Clubs et Fédés
  • Webcams
  • Safety first
    • Facteurs Humains
    • Sécurité des vols
  • Revue de presse
  • Humeur
Vous êtes ici : Accueil / Cockpit / Des dangers au sol des parachutes balistiques

Des dangers au sol des parachutes balistiques

Publié le 13 septembre 2023 par Rédaction


Etude du SESA suisse sur les risques liés aux parachutes balistiques après accident.

Le SESA est le Service d’enquête suisse sur les accidents, équivalent au BEA français, au NTSB américain ou à l’AAIB anglais. Il a publié récemment son rapport final sur les « risques encourus par les services de sauvetage et d’enquête avec les systèmes de sauvetage par parachute balistique (Ballistic Parachute Systems, BRS) dont certains avions sont équipés ». Il « s’adresse aux autorités, aux fabricants et aux organismes de sauvetage » mais sa lecture peut également intéresser les pilotes et propriétaires concernés.

Si la société américaine BRS Aerospace, créée en 1980, a été pionnière dans ce domaine avec l’installation en 1998 de parachutes sur les Cirrus SR-20, d’autres sociétés (au nombre de 8 selon le SESA) diffusent des systèmes de sauvetage similaires par parachute balistique, basés sur les mêmes principes de fonctionnement – à savoir, un explosif comme combustible solide du moteur de la fusée pyrotechnique. Selon l’OACI, en 2005, plus de 20.000 appareils étaient ainsi équipés. En 2019, BRS revendiquait 400 vies sauvées par son système de sauvetage.


Le service d’enquête a recensé trois accidents survenus en Suisse et liés à des avions équipés de parachutes balistiques :
– En 2006, un Cirrus SR-20 est entré en collision avec le relief. Les occupants bien que blessés ont pu quitter l’épave par leurs propres moyens, avion détruit sans incendie. Le propriétaire de l’avion a informé l’enquêteur que l’avion était équipé d’un BRS mais qu’il n’y avait aucun danger tant que la poignée de déclenchement n’était pas tirée. L’épave a été transportée par hélicoptère « dans une totale ignorance des dangers encourus ». L’enquêteur en contact avec Cirrus Aircraft a appris ensuite qu’il ne fallait pas toucher à l’épave tant que le BRS ne serait pas désamorcé par un spécialiste de Cirrus. Ce dernier est arrivé en Suisse le lendemain.

– En 2008, l’accident d’un Cirrus SR-22 a fait quatre victimes sur l’aéroport de Zurich. Le parachute intégral n’avait pas été actionné ni en vol ni par l’impact au sol. Les secouristes n’étaient pas conscients des risques avec un parachute armé mais ils n’ont pas tenté de désamorcer le système. Sans spécialiste en la matière en Europe, le constructeur a envoyé un expert arrivé en Suisse le lendemain. Entre-temps, les pompiers de l’aéroport avaient évacué l’épave pour remettre en exploitation une piste. Le BRS a été désamorcé par la suite par l’expert américain.

– En 2009, un MCR-4S est entré en collision avec le sol après décollage à Samedan. Dans l’épave, aucune information concernant le désamorçage du parachute n’était présente. Seule une étiquette collée sur le fuselage indiquait de prendre contact avec le fabriquant du système mais personne n’a pu être contacté. Le réservoir ayant été rompu, un risque d’incendie et d’explosion était important.

Ainsi, le SESA indique que le désamorçage de tels systèmes « ne peut se faire en toute sécurité par les secouristes (…) avant le sauvetage des occupants », ce qui « constitue un risque de sécurité ». Le fait de faire appel à un spécialiste du constructeur, retardant les opérations de sauvetage, n’est pas jugé compatible avec les procédures en vigueur pour les sauvetages, car « un désamorçage non effectué ou incomplet peut mettre en danger les occupants et/ou les secouristes lors de l’évacuation de l’épave ». D’où le souhait du SESA de proposer des procédures d’exploitation et de sauvetage correspondant aux normes actuelles.


Le SESA note que l’OFAC (la DGAC suisse) ne dresse pas d’inventaires des avions équipés parachute intégral, et qu’il est donc impossible de connaître les avions certifiés ou non et les Ecolight (version suisse de certains ULM…) ainsi équipés hormis les SR-20 et SR-22 équipés de base. Ayant constaté que tous les rapports d’enquêtes soulignent les dangers que représentent de tels systèmes de sauvetage pour les secouristes et « qu’il y a peu d’informations disponibles sur le comportement thermique de la fusée lors d’incendie et sur la sensibilité des explosifs de la fusée », le SESA a mené une étude sur ces deux points.


Deux types de fusée (BRS-440 pour appareils de 475 kg et BRS-601 pour aéronefs de 600 kg) ont été utilisés, avec des poids respectifs de 0,7 et 1 kg, avec une combustion de 1,25 et 1,7 secondes. La poussée peut atteindre 1.470 N. Si les températures maximales d’entreposage et d’exploitation se situent entre 60 et 70°, sans constituer un danger même en cas de dépassement momentané de la température du système, le SESA précise que l’entreposage à la température maximale sur de longues périodes entraîne un vieillissement de l’explosif et donc une réduction de la stabilité thermique et mécanique.

Pour de tels explosifs, la température de réaction se trouve entre 180 et 220°C, situation possible lors d’un incendie. L’échauffement important à proximité d’un incendie associé à une décomposition thermique à l’intérieur de la fusée peut entraîner une réaction plusieurs heures plus tard. Quatre fusées ont été exposées à une flamme d’environ 1.000°C, entraînant une réaction violente dans les 2 ou 3 minutes qui ont suivi. Dans un cas, une fusée BRS-601 a traversé une tôle témoin en aluminium de 2 mm d’épaisseur et placée à 2 m de là. La sensibilité aux chocs et aux frottements reste modérée.

Au niveau des recommandations, le SESA souhaite que les avions équipés de parachute balistique soient mieux identifiés, avec une étiquette triangulaire de couleur vive et de 40 cm de côté, collée sur le fuselage et indiquant le danger. Un numéro de téléphone auprès des secours doit être indiqué pour être informé des procédures à suivre. Le panneau de sortie de la fusée sur la cellule doit être clairement identifié. Les endroits de la cellule pouvant être sectionnés pour désincarcérer les occupants doivent être identifiés.

Le SESA souhaite que l’OFAC mentionne la présence d’un parachute intégral sur son registre internet des aéronefs, permettant ainsi aux secouristes d’obtenir rapidement cette information. Le SESA recommande l’usage d’indicateurs de température, changeant de couleur en fonction des températures, avec contrôle apparaissant dans la check-list de contrôle au sol de l’appareil.

Par ailleurs, le SASA un contrôle systématique de la longévité, le contrôle des températures d’entreposage et d’exploitation de tels systèmes (programmes et documents d’entretien). La course de déclenchement de la fusée se faisant par poignée et câble avec une course d’environ 13 mm, une tension du câble reste possible lors des manipulations par les secouristes. D’où la procédure de Cirrus sectionnant le câble de déclenchement à l’aide d’une pince spéciale le plus près possible de l’unité de mise à feu même si le NTSB considère que cette pratique reste dangereuse avec risque de traction du câble lors du sectionnement… D’où la recommandation du SESA vers les fabricants en leur demandant « s’il est possible de séparer mécaniquement, à l’aide d’un système de sécurité, l’unité de mise à feu de la fusée ».

Lors de l’incendie d’un hangar, contenant des avions équipés, le danger est bien présent pour les sapeurs-pompiers. Un plan affiché dans les locaux des pompiers serait utile pour connaître la localisation des appareils concernés. D’autres recommandations concernent la formation des pilotes et des équipes d’intervention et des secouristes, avec notamment en cas d’incendie une distance de sécurité à mettre en place au cas où la fusée exploserait et des procédures de « déminage » lors de l’élimination d’une épave.   ♦♦♦

Photo d’ouverture © BRS Aerospace

Etude complète à télécharger par ce lien ci-dessous
SESAetBRS

Partager :

  • Partager
  • E-mail
  • Imprimer
  • Facebook
  • Twitter

J’aime ça :

J’aime chargement…
  • Facebook
  • RSS

Newsletter aeroVFR

Manifestations

Aero 2026 à Friedrichshafen

Le salon européen de l’aviation générale édition 2026. La 32e édition du salon Aero, à Friedrichshafen, Allemagne, aura lieu du 22 au 25 avril 2026. La première édition, il y a plus de 45 ans, consistait en une exposition statique de planeurs et motoplaneurs au sein d’un salon régional consacré au milieu automobile. Après avoir […]

Saint-Cloud dans les nuages

Exposition jusqu’au 5 juillet 2026 sur 250 ans d’histoire aéronautique. Le musée des Avelines (Saint-Cloud) retrace « l’aventure aéronautique) de la ville. Les débuts remontent au 18e siècle avec un site utilisé par l’aérostation, avec notamment le 15 juillet 1784 l’envol depuis le parc de Saint-Cloud d’un ballon gonflé à l’hydrogène. Les plus légers que l’air […]

L’agenda aeroVFR pour mars 2026

L’agenda pour le mois de mars 2026. 1er mars : Démonstrations en vol (10h30/14h00) du Museo de Aviones Históricos en Vuelo de la Fundación Infante de Orleans, aérodrome Cuatro Vientos, Madrid. https://fio.es 11 mars : Visio-conférence sur « Les 1.001 métiers de l’aéronautique et du spatial » par G. Laurelle, comité Jeunes de l’A3F. https://www.3af.fr 16-20 mars […]

Les 1.001 métiers de l’aéronautique et du spatial

A destination des jeunes, visio-conférence gratuite sur les métiers. Le Comité Jeunes de de l’Association aéronautique et astronautique de France (3AF) et le groupe 3AF Ile-de-France proposent une visio-conférence sur les 1.001 métiers de l’aéronautique et du spatial. Gérard Laruelle, ancien directeur du pôle ASTech Paris Région et de EADS Space School, ancien vice-président Recherche […]

Fusées et satellites à la française

Trois conférence sur cette thématique… Ce 30 janvier 2026, l’Institut Français d’Histoire de l’Espace (IFHE), les commissions Astronautique et Histoire, Arts et lettres de l’Aéro-Club de France, l’Association Histoires d’Espace, proposent trois conférences à l’occasion des 60 ans des premiers satellites français.

Agenda aeroVFR 1er trimestre 2026

A vos agendas… Premières dates à noter en 2026 avec des manifestations programmées durant le premier trimestre. Cet agenda sera réactualisé et/ou complété au fil des jours.

Ultimate Air Challenge à l’été 2026

Une course aérienne d’endurance en ULM à travers l’Europe. Une équipe basée à Chambley annonce le lancement l’an prochain de l’Ultimate Air Challenge (UAC), une « compétition de vol en ULM traversant le continent, fondée sur la navigation, l’endurance et la stratégie » – dans l’esprit de la Grande Course ou du Londres-Paris en ULM au début […]

Plus d'article de cette catégorie

Derniers articles parus

  • Étoile rouge contre croix noire 20 février 2026
  • Ventes 2025 pour les constructeurs… 18 février 2026
  • Bilan 2025 pour la GAMA 18 février 2026
  • Aero 2026 à Friedrichshafen 18 février 2026
  • Des manettes de gaz sur DR-400 17 février 2026
  • Bug d’affichage sur SofiaVAC en vol 17 février 2026
  • Des CartaBossy au 1/500.000e 16 février 2026
  • Des drones à basse hauteur 14 février 2026
  • Saint-Cloud dans les nuages 12 février 2026
  • Moving-map et navigation en VFR… 11 février 2026
  • L’agenda aeroVFR pour mars 2026 11 février 2026
  • Un canon à poulet pour des hélices 6 février 2026
  • Séminaire Manifestations aériennes 5 février 2026
  • Les 1.001 métiers de l’aéronautique et du spatial 3 février 2026
  • Catalogue RSA 2026-2027 2 février 2026
  • Vols de découverte en ULM 1 février 2026
  • L’imbroglio de Salon-Eyguières 29 janvier 2026
  • Une ZIT à Orange 29 janvier 2026
  • Dysfonctionnements techniques 28 janvier 2026
  • Contrôle aérien, rien ne va plus… 27 janvier 2026
  • Stall strips, décrochage et sortie de vrille 26 janvier 2026
  • Avions en 2025 : les thématiques du BEA 23 janvier 2026
  • Planeurs en 2025 : les thématiques du BEA 22 janvier 2026
  • Regroupement de 5 en 2 BTIV 22 janvier 2026
  • ULM en 2025 : les thématiques du BEA 21 janvier 2026

Site d'information aéronautique, aeroVFR.com offre un panorama de l'actualité du pilote VFR.


Découvrez chaque jour l'info aéronautique concernant Industrie (constructeurs, motoristes, héliciers, équipementiers)

Manifestations (meetings, compétitions, expositions, conférences) | Culture (livres, cinéma, aviation de collection, musées)

Pratique (pilotage, espace aérien, réglementation) | Safety First (facteurs humains, sécurité des vols)

Tous droits réservés ® | Mentions légales

%d