• Accueil
  • Mes livres
    • Rafale Marine
    • Du Vampire au Mirage 4000
    • La Saga Robin (2e édition)
    • Le Mook d’aeroVFR…
    • Autres livres
    • Dernières parutions
  • A propos d’aeroVFR
    • Auteurs
  • Contact
  • Météo du week-end
  • Webcams sur aérodrome
  • Escales sur aerodrome

aeroVFR

Informations de vol VFR

  • Actualités
  • Industrie
    • Constructeurs
    • Motoristes/héliciers
    • Equipementiers
  • Manifestations
    • Meetings
    • Expositions/Salons
    • Conférences
    • Compétitions/Rallyes
  • Histoire
    • Livres / revues
    • Histoire de l’aviation
    • Aviation de collection
    • Cinéma / TV / Photo
    • Musées
  • Cockpit
    • Pilotage
    • Espace aérien
    • Réglementation
    • Clubs et Fédés
  • Webcams
  • Safety first
    • Facteurs Humains
    • Sécurité des vols
  • Revue de presse
  • Humeur
Vous êtes ici : Accueil / Industrie / L’avion électrique pour les nuls… (1)

L’avion électrique pour les nuls… (1)

Publié le 26 avril 2017 par Jean-Philippe Chivot

Alpha
Deux ou trois points sur les motorisations électriques…

Comme la plupart des pilotes des années 1960/70, j’ai commencé par l’aéromodélisme. En ces temps-là, tout avion radiocommandé rapide utilisait un moteur thermique d’au moins 5 cm3. Il faisait du bruit et était difficile à démarrer… Cependant commençaient à apparaitre de petits moteurs électriques servant à emmener les planeurs radiocommandés attraper l’ascendance. L’hélice se repliait sur le fuselage mais les batteries étaient lourdes et le moteur peu puissant.  

Aujourd’hui, tous les avions modèles réduits sont électriques. Les avions de voltige sillonnent le ciel à toute vitesse pendant 10 minutes. Ils se posent. Le pilote change le pack de batteries et cela redécolle. Plus de nuisances d’autant que les moteurs thermiques sont la plupart du temps bannis près des habitations.

Cette révolution s’est faite en 15 ans. Elle a été rendue possible par, d’une part l’apparition des moteurs électriques sans collecteurs dits « brushless » et, d’autre part par l’arrivée des batteries lithium polymères (LiPo). Dans les débuts, ces dernières avaient tendance à exploser si par mégarde on tentait de les recharger après avoir dépassé le seuil minimal de décharge.

Notre aviation de loisirs va t elle subir la même évolution ? Voila la question à laquelle quelques données et une dose de bon sens vous nous permettre de répondre. Petit rappel : le moteur électrique a été utilisé bien avant le moteur à explosion. Dès 1881, Siemens faisait rouler un tramway où le moteur électrique remplaçait le cheval. La batterie au plomb fut inventée en 1860 et la combinaison batterie au plomb, moteur électrique et chassis de voiturette à cheval permit à Jenatzy d’atteindre un court instant les 100 km/h en 1899 avec la « Jamais Contente ».

JamaisContente
Vers 1900, on trouvait dans les rues de Paris des fiacres electriques… Dès lors, parallèlement aux voitures à pétrole, les véhicules automobiles électriques prolifèrent de telle façon qu’au début des années 1920, ils représentaient plus du tiers de tout ce qui avançait de façon autonome sur la planète. On les rencontraient essentiellement en ville : bennes à ordure, arroseuses municipales ou voitures balais, et dans les mines car le moteur électrique est propre (sans fumée), fiable et peu bruyant.

Dès 1911, Paris s’équipa de bennes électriques et les utilisa jusqu’en 1970. Mais il paraît que ça revient… (Courbevoie et Martigues). En effet en 100 ans, même s’ils sont minimes par rapport à ceux des véhicules thermiques, force est de constater que certains progrès ont été faits. Le « progrès » s’est niché principalement dans les batteries, dans les aimants et un peu dans l’électronique nécessaire au moteur.

Voyons tout d’abord les progrès les plus faciles, les progrès du moteur. Pour les véhicules électriques, il existe en gros quatre types de moteur : le moteur à courant continu avec ou sans balais, le moteur à courant alternatif synchrone dit moteur sans balais et le moteur asynchrone. Remarquons que le courant sortant de la batterie est toujours continu et qu’il faut au besoin le transformer en alternatif.

Le moteur à balais
Voici un moteur à balais, 3 bobines, 2 aimants.

Moteur
Un moteur à balais se compose principalement d’un boîtier métallique cylindrique contenant un stator et un rotor. Le rotor est une partie de l’arbre-moteur qui tourne à l’intérieur du stator. Le rotor compte plusieurs bobines qui peuvent soit avoir un noyau de fer doux ou sont sans noyau. Le stator se compose généralement de deux aimants permanents, montés très près de la partie extérieure métallique du rotor.

Les bobines du rotor reçoivent du courant par le collecteur, lequel est relié au courant continu de la batterie par deux balais (ou charbons) qui frottent sur sa surface. Le collecteur change la polarité de la tension aux bobines à un certain instant lors de chaque tour du moteur, ce qui maintient le moteur en marche. Les moteurs de la voiture de 1899, de la Peugeot 106 électrique des années 2000, de même que celui du premier avion électrique, sont des moteurs à balais.

Le progrès s’est situé dans la réalisation des aimants permanents du stator qui sont devenus, au fil du temps, de plus en plus légers, à force magnétique constante (aimants « terres rares »). Les progrès de l’électronique permettent maintenant de passer à l’autre type de moteur, plus moderne, le moteur dit « brushless », moteurs sans balais ni charbons, donc sans organe de frottement – c’est important pour la fiabilité surtout en aviation.

Le moteur sans balais
Le collecteur qui change le sens du courant est alors remplacé par un dispositif électronique extérieur pour les grandes puissances appelé onduleur. Ce dernier convertit la tension continue de la batterie en trois lignes de courants alternatifs décalés de 120°. Ces moteurs sont donc du type alternatif synchrone, c’est-à-dire qu’ils vont tourner constamment à la même vitesse mais que si on fait varier la charge, c’est la consommation d’électricité qui croit et non le nombre de tours qui diminue.

Enfin, contrairement au stator du moteur à balais, le stator du moteur « brushless » porte les bobines tandis que le rotor est constitué normalement des aimants permanents. C’est la formule d’avenir. Poids réduit, bon refroidissement des aimants et surtout absence de frottement…

Le moteur alternatif asynchrone
C’est le moteur industriel par excellence. Quand on augmente la charge, la vitesse de rotation diminue. Le moteur « glisse » et il faut alors la rétablir en augmentant la consommation électrique. Il est employé dans la voiture de sport Tesla et dans ce cas, c’est l’électronique qui fait tout : transformation du courant continu en courant alternatif par un onduleur perfectionné et contrôle du nombre de tours et du couple.

Les moteurs employés par les voitures électriques de 2017
Le marché du véhicule électrique (ou hybride rechargeable) se partage entre deux technologies :
– Peugeot Ion, Toyota Prius : moteur synchrone à aimant permanent. Inconvénient : la Chine a le quasi monopole des terres rares des aimants de ce moteur.
– Renault-Nissan et Bolloré utilisent un moteur synchrone à rotor bobiné, plus volumineux et lourd, qui nécessite de l’électronique supplémentaire (hacheur)… mais pas de terres rares.

En résumé, la technologie des aimants a permis de notablement alléger le moteur électrique et l’électronique autorise maintenant l’emploi de moteurs synchrones sans balais, ce qui pour l’aviation est évidemment fondamental. L’électronique permet enfin de disposer d’organes performants de commande du moteur qui remplacent les antiques rhéostats que maniaient les éboueurs de Paris ou les « Wattmen » des tramways. Si l’électronique vous fait peur, passez dès maintenant votre chemin.

Et maintenant que faut-il attendre des batteries ? C’est l’object de la deuxième partie de cet article…   ♦♦♦

Photo © Pipistrel

Lien vers la deuxième partie de cet article.

Partager :

  • Partager
  • E-mail
  • Imprimer
  • Facebook
  • Twitter

J’aime ça :

J’aime chargement…
  • Facebook
  • RSS

Newsletter aeroVFR

Manifestations

Le Rêve d’Icare…

…deviendra réalité à Royan en juin prochain Ce sera la 24e édition de cette manifestation prévue du mercredi 3 au dimanche 7 juin sur la plage de la Grande Conche à Royan et dont l’objectif est de « faire rayonner le monde de l’aéronautique et susciter des vocations auprès de notre jeunesse en recherche de repères […]

L’agenda aeroVFR pour juin 2026

Quelques dates à retenir pour ce mois de juin 2026. 1er-5 juin : Stage collectif équipe de voltige Unlimited (avion) à Saintes. FFA. https://www.ffa-aero.fr 3-7 juin : Le Rêve d’Icare à Royan (17). https://lerevedicare.com 4-6 juin : 19e Air Expo, salon de l’aviation générale à Lyon-Bron. Exposition et conférences. https://www.franceairexpo.com 4-6 juin : Horizon Aerospace, […]

France Air Expo 2026

Du jeudi 4 au samedi 6 juin à Lyon-Bron Le « seul salon dédié à l’Aviation générale en France », se tiendra sur l’aéroport de Lyon-Bron les 4-6 juin avec plus de 60.000 m² d’exposition. 175 exposants (constructeurs, ateliers, équipementiers, unités de formation, assureurs, etc.) et marques sont attendus et plus de 60 avions et ULM neufs […]

Fabrication d’un simulateur A320 Neo

Le thème d’une visio-conférence de l’A3F en juin prochain. La commission technique « Aviation légère et Machines dérivées » de l’Association aéronautique et astronautique de France (3AF) en association avec les Groupe Île-de-France et Centre, et le Groupement des ingénieurs et cadres supérieurs de l’Aviation civile (GIACRE), proposera le 18 juin une conférence intitulée « Fabrication d’un simulateur […]

Journée Portes ouvertes à Baisy-Thy

Le 7 juin 2026 sur la base ULM au sud de Bruxelles. Se présentant comme « le plus grand club ULM d’Europe », la base ULM Baiy-Thy ouvrira exceptionnellement ses portes au grand public le dimanche 7 juin à partir de 12h00. Créé en 1984 par Roland Coddens et désormais géré par Christoph et Didier Coddens, ULM […]

Le Temps des Hélices 2026

53e édition du meeting de l’Amicale Jean-Baptiste Salis. Week-end de la Pentecôte oblige, cette édition se déroulera les 23 et 24 mai 2026 sur l’aérodrome de Cerny/La Ferté-Alais (91). L’incontournable manifestation de la saison se déroulera classiquement en deux temps selon son schéma habituel :

Fly-in Aeroprakt

Du 14 au 16 mai à Villeneuve-sur-Lot. Edit du 9 mai : suite aux prévisions météorologiques, report de l’événement à une date ultérieure. « Evénement convivial organisé à titre privé » par ATA Distribution, le 2e fly-in « Fly Aeroprakt » vise à rassembler pilotes et utilisateurs des ULM Aeroprakt. Il aura lieu du 14 au 16 mai 2026 […]

Plus d'article de cette catégorie

Derniers articles parus

  • Athéna dans le sud-est et en Corse 19 mai 2026
  • Commémorations du D-Day 19 mai 2026
  • Tarvos s’abat sur Castres 18 mai 2026
  • Diminuer les effets de la turbulence 17 mai 2026
  • Le Rêve d’Icare… 17 mai 2026
  • L’agenda aeroVFR pour juin 2026 16 mai 2026
  • Protection du sanctuaire de Lourdes 15 mai 2026
  • Le bug de la semaine… 14 mai 2026
  • Le retour du Caudron C-460 Rafale… 13 mai 2026
  • Pilotes, préparez bien vos vols… 12 mai 2026
  • Braderie aéronautique 12 mai 2026
  • Des hydravions sur le lac de Vassivière… 11 mai 2026
  • France Air Expo 2026 10 mai 2026
  • Un SUP-AIP façon arlequin donc illisible 9 mai 2026
  • Fabrication d’un simulateur A320 Neo 8 mai 2026
  • Journée Portes ouvertes à Baisy-Thy 7 mai 2026
  • Des ZRT entre Dole et Pontarlier 6 mai 2026
  • Vols découverte et formation sur Mustang 6 mai 2026
  • ZRT à Saint-Jean de Luz 6 mai 2026
  • Comment ne pas rater des Notam ? 5 mai 2026
  • En mai à Marnes-la-Coquette 5 mai 2026
  • Mise à jour des webcams aéro 4 mai 2026
  • Saint-Cyr en travaux 4 mai 2026
  • Le Temps des Hélices 2026 3 mai 2026
  • Fly-in Aeroprakt 2 mai 2026

Site d'information aéronautique, aeroVFR.com offre un panorama de l'actualité du pilote VFR.


Découvrez chaque jour l'info aéronautique concernant Industrie (constructeurs, motoristes, héliciers, équipementiers)

Manifestations (meetings, compétitions, expositions, conférences) | Culture (livres, cinéma, aviation de collection, musées)

Pratique (pilotage, espace aérien, réglementation) | Safety First (facteurs humains, sécurité des vols)

Tous droits réservés ® | Mentions légales

%d