• Accueil
  • Mes livres
    • Rafale Marine
    • Du Vampire au Mirage 4000
    • La Saga Robin (2e édition)
    • Le Mook d’aeroVFR…
    • Autres livres
    • Dernières parutions
  • A propos d’aeroVFR
    • Auteurs
  • Contact
  • Météo du week-end
  • Webcams sur aérodrome
  • Escales sur aerodrome

aeroVFR

Informations de vol VFR

  • Actualités
  • Industrie
    • Constructeurs
    • Motoristes/héliciers
    • Equipementiers
  • Manifestations
    • Meetings
    • Expositions/Salons
    • Conférences
    • Compétitions/Rallyes
  • Histoire
    • Livres / revues
    • Histoire de l’aviation
    • Aviation de collection
    • Cinéma / TV / Photo
    • Musées
  • Cockpit
    • Pilotage
    • Espace aérien
    • Réglementation
    • Clubs et Fédés
  • Webcams
  • Safety first
    • Facteurs Humains
    • Sécurité des vols
  • Revue de presse
  • Humeur
Vous êtes ici : Accueil / Actualités / 1.000 € d’amende pour bonne pratique

1.000 € d’amende pour bonne pratique

Publié le 25 juin 2025 par Rédaction


Une démonstration aberrante de l’anti-culture juste en France…

Vous l’avez déjà lu ici… En voici une synthèse rapide pour redonner le contexte. En septembre 2023, un pilote aux commandes de son Piper PA-18 décollait de son terrain de base (Annecy) pour rejoindre une altisurface. Au retour, le contact radio s’avère impossible avec Annecy. Ni réception, ni émission. Après avoir cherché à résoudre la panne radio, sans succès, le pilote cherche la meilleure solution pour gérer cette situation et revenir au sol.

7600 affiché au transpondeur, des orbites au point d’entrée de la CTR pour se faire voir, une analyse des solutions possibles avec d’autres terrains évalués mais après analyse des options, il choisit de revenir à Annecy, terrain qu’il connaît, où le contrôle sait que l’appareil doit revenir et va noter le code 7600 affiché. Et donc, le pilote pénètre la CTR sans radio puisqu’en panne, se fait bien voir par ses phares et sa trajectoire et se pose sans gêner le moindre trafic.

Passage à la tour où le contrôleur a bien compris le problème et l’incident s’arrête là, sauf que l’événement sera remonté à la hiérarchie comme tout retour d’expérience utile à la communauté des pilotes et des contrôleurs. Le pilote ressert la radio dans son rack et tout refonctionne. Nous sommes encore au pays du bon sens, celui de Descartes. Mais 16 mois plus tard, le pilote est convoqué par la BGTA et se voit reprocher 1) d’avoir pénétré la CTR sans contact radio et 2) d’avoir ensuite revolé avec sa radio sans mention d’une APRS dans le carnet de route. On le questionne pendant près de 2 heures sans prendre en compte le cas de force majeure et après signature du PV, il n’aura même pas droit à sa copie ! Cette fois, c’est Kafka !

Quelques jours plus tard, c’est une convocation le mois suivant par le délégué du procureur de la République, avec soit la solution de plaider coupable des deux « délits » avec une amende dont le montant est laissé à l’appréciation de la justice, mais qui peut s’élever d’après les textes jusqu’à 10.000 € avec inscription au casier judiciaire, soit refuser et affronter un procès pénal avec le risque des mêmes amendes, inscription au casier judiciaire et même jusqu’à un an de prison !

Au vu de la chronologie accélérée qu’il subit – mise en cause quelques jours seulement après l’audition… – le dossier est visiblement déjà « ficelé » à l’avance selon un avocat contacté.
En allant au procès il y a toutes les chances de l’emporter mais en s’épuisant en temps, en énergie et en finances face au « système » qui a tout le temps, les services juridiques internes et les moyens financiers. D’où le « plaider coupable » retenu…

Mais rebondissement, quelque temps après ces événements, un séminaire orienté Sécurité des vols a lieu à Annecy. Le chef de la circulation aérienne d’Annecy, Sébastien Singh, y intervient parmi d’autres intervenants annoncés au programme de la journée. Et d’expliquer que la politique de la DSNA est en train d’évoluer au niveau national et que le stress d’une panne radio est pris en considération, que la meilleure solution consiste à venir se poser sur
le terrain le plus proche y compris en classe D.


Il précise alors que ce sera désormais la pratique à Annecy, car c’est la meilleure solution en matière de sécurité pour les pilotes. Après la publication du premier article sur ce dossier, le chef de la circulation d’Annecy nous avait adressé un mail où il « regrette profondément la déformation dans votre article de mes propos tenus lors de cette journée Sécurité sans même évoquer l’inexactitude du témoignage pilote lors de l’événement » et annonçant vouloir se « rapprocher pour le coup de mon service juridique » – à ce jour, annonce restée sans suite. Précisons qu’aeroVFR dispose, entre autres, d’une vidéo du séminaire d’Annecy confirmant les propos tels que rapportés sur ce blog…

Pour résumer, ce qui est reproché au pilote – avec un événement remontant à septembre 2023 et ressorti du chapeau début 2025 – sera dans les faits la « bonne pratique » recommandée en cas de panne radio. Il est donc coupable d’avoir eu raison… trop tôt ! Pour cela, il est mis à l’amende ! Après la mise sur la place publique de cette incohérence magistrale, on pensait que le dossier allait être discrètement enterré dans un tiroir comme l’administration sait si bien le faire quand cela l’arrange.

Mais non… le pilote finissait bien ensuite par recevoir une convocation par le tribunal judiciaire d’Annecy, dont l’audience a eu lieu ce 24 juin 2025 afin de déterminer la « composition pénale » à retenir. Devant plaider coupable, le pilote a donc dû reconnaître les infractions suivantes :
– avoir conduit un aéronef non conforme aux règles de sécurité, en l’occurrence, avoir pénétré l’espace contrôlé de classe D (CTR) de l’aéroport d’Annecy sans avoir obtenu de clairance et avoir atterri sur l’aéroport d’Annecy sans clairance.
– avoir circulé avec un aéronef ne répondant pas aux conditions techniques de navigation, en l’espèce avoir effectué des vols avec un aéronef certifié suite à la réparation d’une radio, réparation non effectuée par une personne qualifiée et sans avoir obtenu d’Approbation pour remise en service (APRS).

En conséquence, la composition pénale qui lui a été proposée consiste à verser une « amende de composition » au Trésor public d’un montant de… 1.000 €, ce versement devant être effectué dans un délai de 3 mois.


À titre de comparaison, on peut signaler un dossier similaire survenu en 2024 à un pilote américain, ancien pilote de ligne et testeur-examinateur hydravion pour la FAA. Aux commandes d’un Grumman UH-16 Albatross, hydravion à coque, bimoteur, lors d’un vol international et sans plan de vol, il avait pénétré sans contact radio dans l’espace aérien… de Nice – rien à voir en termes de trafic avec Annecy ! Après le même processus juridique (audition à la BGTA, convocation en vue d’une procédure de composition pénale), ce pilote s’était vu infliger une amende de… 300,00 € On constate une fois de plus des divergences de peines et un montant « à la gueule du client ». 1.000 € pour Annecy sans radio, 300 € pour Nice sans radio ni plan de vol en vol international, cela devrait faire 50 € à Roissy, non ?

Si ce pilote ayant pénétré l’espace aérien de Nice sans radio, sans plan de vol bien que venant de l’étranger, méritait un rappel à l’ordre pour non-respect de la réglementation et préparation insuffisante du vol, ce n’est assurément pas le cas du pilote d’Annecy qui a géré une panne radio, cas de force majeure, et qui a clôturé son audition à la BGTA en pensant – avec le recul de plus de 6.800 heures de vol à l’époque, ayant été CRI(A) français, instructeur mono et bimoteur aux USA – « avoir pris la décision de loin la moins dangereuse pour tout le monde, les autres aéronefs et le mien ». On note que le contrôleur à Annecy ce jour-là a considéré que la situation était claire et n’entraînait aucune suite, l’incident étant clos.


Donc, pour avoir appliqué la procédure qui, aux dires du chef de la circulation aérienne locale, sera bientôt reconnue comme « bonne pratique » à Annecy, ce pilote est condamné à verser 1.000 € au Trésor public ! Cette seule phrase – résumant bien ce dossier ubuesque – entraîne aussitôt l’effondrement de toute la dialectique développée cette dernière décennie autour du TEM (gestion des erreurs et des menaces), des facteurs humains (FH), de la culture juste, des « bonnes pratiques » et de l’analyse des risques.

Tout l’édifice s’effondre par cette seule amende – incompréhensible et tout au moins disproportionnée – qui démontre dans les faits tout le contraire du discours de la DGAC ces dernières années, avec une démarche totalement anti-pédagogique (negative-training).
On marche vraiment sur la tête. C’est un terrible message qui vient d’être envoyé à la communauté des pilotes de l’Aviation générale par le système – comprendre la DGAC, la DSAC, la DSNA et la BGTA… Le rouleau compresseur répressif a été ressorti du placard.
C’est un retour en arrière magistral qui décrédibilise le système.   ♦♦♦

Photos © DR

Ndlr : ironie du sort, ce même 24 juin, la MALGH (Mission aviation légère, générale et hélicoptère) tenait son colloque « Préparer l’avenir de l’aviation légère en France »…

Partager :

  • Partager
  • Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
  • Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X

J’aime ça :

J’aime Chargement…
  • Facebook
  • RSS

Newsletter aeroVFR

Manifestations

Marie Marvingt sur France Inter

Une étonnante pionnière de l’aviation sortie de l’oubli… Chaque jour de la semaine, sur France Inter, Fabrice Drouelle anime l’émission « Affaires sensibles », évoquant un événement particulier ou un personnage. Pour ce jeudi 22 octobre 2026, un coup de projecteur sera mis sur Marie Marvingt, pionnière de l’aviation peu connue et pourtant…

Conférence sur l’archéologie aérienne

Avions légers et ULM, machines à remonter le temps ! Le Groupe Île-de-France de l’Association Aéronautique et Astronautique de France (3AF), en partenariat avec le groupe Centre de la 3AF et le Groupement des Ingénieurs et Cadres Supérieurs de l’Aviation Civile (GIACRE), propose une conférence intitulée « Archéologie aérienne. Avions légers et ULM, machines à remonter […]

Agenda aeroVFR de fin de saison 2026

Quelques dates de fin de saison… Novembre 2026 1er novembre : Démonstrations en vol (10h30/14h00) du Museo de Aviones Históricos en Vuelo de la Fundación Infante de Orleans, aérodrome Cuatro Vientos, Madrid. https://fio.es 14 novembre : 20e séminaire Sécurité des vols Avion et ULM à l’Enac, campus de Toulouse-Rangueil. AUATBL et AC Airbus Toulouse.

Exposition : la photo aérienne et spatiale

La photo aérienne au fil des âges… En lien avec le colloque sur le même type programmé du 18 au 20 novembre 2026, une exposition intitulée « La photographie aérienne et spatiale : entre héritage et usages contemporains » aura lieu au musée de l’Air et de l’Espace (MAE, Le Bourget) du 15 novembre 2026 au 14 […]

La photographie aérienne et spatiale

Un colloque entre héritage et usages contemporains La photographie a 200 ans en 2026 – sur la base des travaux de Nicéphore Niépce, ingénieur français, connu comme étant « l’inventeur de la photographie », appelée alors « procédé héliographique ». D’où le Bicentenaire de la Photographie organisé par le ministère de la Culture du 1er septembre 2026 au 30 […]

Les aviateurs de la France libre

Exposition du 15 octobre 2026 au 14 février 2027. En 1940, ils ont fait le choix de continuer le combat. Pilotes, navigateurs, mécaniciens et volontaires féminines de l’Air, les aviateurs des Forces aériennes françaises libres (FAFL) ont combattu sur tous les fronts de la Seconde Guerre mondiale, de la Grande-Bretagne avec la Royal Air Force […]

Bulles de l’Air et de l’Espace

14e édition de ce festival à Evreux le 25 octobre 2026. Ce festival de la BD prend place sur la base aérienne 105 d’Evreux avec rencontre et dédicaces avec les auteurs de bandes dessinées, visite du musée de la BA105, visite d’avions récents et anciens (C130J Hercules, Casa CN-235, Breguet Deux-Ponts, Transall C-160). À 14h30, […]

Plus d'article de cette catégorie

Derniers articles parus

  • Un capot moteur dans le pare-brise… 1 novembre 2026
  • Carburant, gestionnaire et DSP 31 octobre 2026
  • Constructeurs français 1919-1945 31 octobre 2026
  • ZRT sur les Alpes 31 octobre 2026
  • Chutes de puissance en montée initiale 30 octobre 2026
  • ZRT sur les Pyrénées 30 octobre 2026
  • Bilan de sécurité 2025 pour l’EASA 29 octobre 2026
  • ZRT en régions Centre et Sud-Est 29 octobre 2026
  • Mortagne-au-Perche devient restreint 24 octobre 2026
  • Retour à l’heure d’hiver 24 octobre 2026
  • Taxes chez Edeis and Co 23 octobre 2026
  • Une visite médicale mieux proportionnée ? 22 octobre 2026
  • Coup de projecteur sur Lasbordes 22 octobre 2026
  • Les AZBA via les Notam 22 octobre 2026
  • Fin de production pour Aquila Aviation 22 octobre 2026
  • Aura Aero, du civil au militaire 22 octobre 2026
  • A400M et turbulence de sillage… 21 octobre 2026
  • Marie Marvingt sur France Inter 21 octobre 2026
  • Espaces aériens secteur du Luc 20 octobre 2026
  • Dans le sillage d’un hélicoptère… 19 octobre 2026
  • Des drones secteur Puimoisson 18 octobre 2026
  • ZRT à Condom 17 octobre 2026
  • Conférence sur l’archéologie aérienne 16 octobre 2026
  • BEA : le second régime de vol… 15 octobre 2026
  • Deux ZRT dans l’est… 15 octobre 2026

Site d'information aéronautique, aeroVFR.com offre un panorama de l'actualité du pilote VFR.


Découvrez chaque jour l'info aéronautique concernant Industrie (constructeurs, motoristes, héliciers, équipementiers)

Manifestations (meetings, compétitions, expositions, conférences) | Culture (livres, cinéma, aviation de collection, musées)

Pratique (pilotage, espace aérien, réglementation) | Safety First (facteurs humains, sécurité des vols)

Tous droits réservés ® | Mentions légales

%d