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Les aventures en solo de Jean Batten (1)

Publié le 14 février 2017 par Jean-Philippe Chivot

Batt1
En quatre épisodes, un nouveau feuilleton historique de Jean-Philippe Chivot… Avec un DH Moth de 100 ch, comme Francis Chichester deux ans plus tôt, Jean Batten, follement belle, follement audacieuse, follement célèbre, va seule de Londres à Sydney…

Jean Batten, la Garbo des airs, fut dans les années 30 la Néozélandaise la plus connue de toute l’histoire en collectionnant les records de vols en solo entre l’Europe et l’Australie puis vers l’Amérique du Sud. D’une beauté froide, semblable à celle de Greta Garbo, elle eut une vie assez comparable à celle de l’actrice. En effet, elle pilota jusqu’à ses 30 ans puis passa les 47 ans du reste de sa vie à errer de par le monde, totalement ignorée et vivant en couple avec sa mère. Drôle d’histoire que celle de la plus célèbre des Néozélandaises : une femme pilote pilotée par sa mère !

Jean Batten et sa mère en 1936. A gauche, Jean, 1,62 m. A droite, Ellen sa mère, ? m

Batt2
Née en 1909 dans un village reculé de Nouvelle zélande, île aux antipodes de l’Angleterre alors peuplée de 1,1 million d’habitants, son premier contact avec l’aviation fut, à 19 ans, un vol qu’elle fit dans le trimoteur Fokker « Southern Cross » du célèbre et séduisant pilote australien Charles Kingsford Smith, premier aviateur à traverser le Pacifique.

Face à des parents qui ne s’entendaient pas et à une mère ayant décrété qu’elle serait sa chose, elle décida que le pilotage serait la chance de sa vie qui lui permettrait de devenir quelqu’un par elle-même. Vivant de la pension octroyée par son père, chirurgien-dentiste de renom, Jean et sa mère arrivèrent en 1929 à Londres pour inscrire Jean dans l’école de pilotage du terrain de Stag Lane (De Havilland Airfield) alors fréquentée par les jeunes de la haute société dont le prince de Galles.

Elles louèrent un petit appartement près de l’aérodrome. L’école était subventionnée et l’heure de vol coûtait environ 100 € d’aujourd’hui. Insensible aux multiples avances des instructeurs et autres élèves, Jean n’avait qu’un objectif : savoir piloter… Pourtant elle n’apprenait pas très vite et ses finances limitaient son nombre d’heures de vol. Elle n’obtint sa licence qu’en décembre 1930 et dès lors ne rêva plus que de retourner par les airs en Nouvelle Zélande.

Se servir des hommes pour financer ses vols
Lors de son premier retour en bateau au pays, toujours chaperonnée par sa mère, elle fit la connaissance d’un jeune pilote de la Royal Air Force, Fred Truman, qui allait jouer un rôle décisif dans sa vie. Il voulait l’épouser, lui prêtait sa voiture pour aller à l’aéro-club d’Auckland et lui payait des leçons de vols de navigation.

Fred Truman, son premier sponsor amoureux et Jean Batten à 27 ans, au faîte de sa gloire.


Or Jean cherchait un sponsor pour lui payer le raid de ses rêves – Angleterre-Australie – et lui permettre de battre le record établi sur le parcours par l’aviatrice anglaise Amy Johnson, 28 ans, seule à bord d’un biplan De Haviland Moth de 100 ch. Elle comprit très vite qu’aucun Néozélandais ne l’aiderait et, poussée par sa mère, obtint de son cinéaste de frère l’argent d’un aller à Londres.

Dès son arrivée dans la capitale en juillet 1931, elle reprit les cours de pilotage pour obtenir une licence de pilote professionnel. L’argent nécessaire lui était envoyé des Indes par son amoureux transi Fred Truman. A la fin de l’année 1932, elle obtint cette licence, Fred quitta la RAF et vint à Londres avec la ferme intention de l’épouser. Elle attendit qu’il soit obligé d’aller revoir sa famille en Australie pour le laisser sèchement tomber.

En fait, dans les derniers mois de 1932, elle avait rencontré un autre pigeon, Victor Dorée, qui allait transformer son rêve de vol au long cours en réalité et qui, comme tant d’autres, était tombé sous son charme. Victor était l’un des cinq fils d’un très riche marchand de tissus qui vivait dans un château proche de l’aérodrome de Stag Lane où Jean prenait ses cours. Il était aussi l’heureux propriétaire d’un De Havilland Gipsy Moth.

Jean fut souvent invité au château et, un jour, demanda à la famille un conseil pour trouver l’argent d’un vol solo vers la Nouvelle-Zélande. « Pas de problème, dit Victor, je vais demander à mère de me le prêter ». Au début de 1933, Victor acheta pour Jean un Gipsy Moth d’occasion qui avait à peine 150 h de vol et qui avait appartenu au Prince de Galles. Leurs deux noms figuraient sur l’acte de propriété.

Victor Dorée, le sponsor de ses premiers raids.

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A la fin de l’hiver 1933, Jean fit toutes les démarches nécessaires aux différentes autorisations de survol pour un voyage en Australie. Elle fit installer deux réservoirs supplémentaires sur l’avion, l’un à l’avant à la place du passager et l’autre à l’arrière du siège pilote. Il y avait de surcroit une pompe à main pour transférer l’essence vers le réservoir principal situé entre les deux ailes supérieures.

Le Moth avait ainsi une autonomie de 12 heures de vol soit environ 1.400 km. Jean était néanmoins inquiète quant à la longévité des bielles du moteur Gipsy car elles avaient fréquemment tendance à casser. Mais elle pensait que le remplacement de celles-ci par le nouveau modèle avait été fait sur l’ex-avion du Prince de Galles bien que cela ne soit pas inscrit sur les papiers.   ♦♦♦

Demain : La première tentative, de Londres… aux faubourgs de Karachi.
Lien direct vers le deuxième épisode.

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