• Accueil
  • Mes livres
    • Rafale Marine
    • Du Vampire au Mirage 4000
    • La Saga Robin (2e édition)
    • Le Mook d’aeroVFR…
    • Autres livres
    • Dernières parutions
  • A propos d’aeroVFR
    • Auteurs
  • Contact
  • Météo du week-end
  • Webcams sur aérodrome
  • Escales sur aerodrome

aeroVFR

Informations de vol VFR

  • Actualités
  • Industrie
    • Constructeurs
    • Motoristes/héliciers
    • Equipementiers
  • Manifestations
    • Meetings
    • Expositions/Salons
    • Conférences
    • Compétitions/Rallyes
  • Histoire
    • Livres / revues
    • Histoire de l’aviation
    • Aviation de collection
    • Cinéma / TV / Photo
    • Musées
  • Cockpit
    • Pilotage
    • Espace aérien
    • Réglementation
    • Clubs et Fédés
  • Webcams
  • Safety first
    • Facteurs Humains
    • Sécurité des vols
  • Revue de presse
  • Humeur
Vous êtes ici : Accueil / Cockpit / De la défense des terrains

De la défense des terrains

Publié le 27 novembre 2025 par Rédaction


Quelques rappels d’actions élémentaires à mettre en place…

On le sait, l’aviation sous toutes ses formes et a fortiori l’aviation générale n’est pas portée aux nues ces dernières années. Les menaces sont nombreuses concernant notamment des aérodromes et il est déjà aisé de lister les fermetures de terrains, de Guyancourt à Sallanches en passant par Vittel, Romilly-sur-Seine ou Yutz. Le poids économique de l’aviation générale reste faible par rapport à d’autres domaines. Le poids politique n’existe pas localement car en termes d’électeurs, les pratiquants de la troisième dimension pèsent moins que les riverains aux alentours…

Un « guide » comme document de travail
Mais ce n’est pas une raison pour baisser les bras ! En 2011, sur la base d’un document issu
du service juridique de la FFA, le Conseil national des fédérations aéronautiques et sportives (CNFAS) avait défriché la problématique, avec un document ayant « pour but de délivrer
– sans exhaustivité – aux dirigeants de clubs aéronautiques, toutes disciplines confondues,
les astuces et les bons réflexes à avoir afin de parer en amont contre les éventuelles atteintes portées à l’aérodrome ».

Ces atteintes possibles sont multiples. Étaient alors ainsi citées : le risque de réquisition de l’aérodrome en cas de manifestation d’envergure autre qu’aéronautique telles les rave partys, les regroupements motocyclistes, les regroupements des gens du voyage, le déclassement, voire la fermeture de l’aérodrome à l’initiative de son créateur et/ou bénéficiaire en vue de le valoriser différemment au travers de projets industriels et commerciaux ».

Ces atteintes, même temporaires parfois, peuvent avoir des conséquences dramatiques sur l’activité aéronautique, la fermeture temporaire d’un aérodrome pouvant ainsi entraîner de sérieuses difficultés financières à des aéro-clubs et écoles de pilotage sans parler d’ateliers de maintenance. Le document précité reste donc d’actualité, voire encore plus au vu de certaines situations rencontrées ces toutes dernières années, de Salon-Eyguières à Rouen en passant par Aix-les-Milles ou Reims-Prunay, dossiers déjà abordées sur ce site.

Ainsi, ce « vade-mecum » ou « Guide Défense des terrains. Aérodromes : pour un avenir durable » se proposait de « fournir un certain nombre de points de repère et de propositions afin d’aider les différents usagers dans leur réflexion et pourquoi pas leurs projets d’aménagement de l’activité sur ces aérodromes ». C’est en s’appuyant sur certains chapitres de ce document que cet article a été rédigé, pour en rappeler son utilité… Les problèmes rencontrés sont multiples, variables d’un terrain à l’autre pour diverses raisons. Le dossier n’est pas le même entre un simple terrain en herbe que tente de grignoter l’urbanisation et une plate-forme accueillant du trafic commercial. Les projets de développement ne seront pas les mêmes selon les idées des propriétaires ou gestionnaires du site.

Depuis le désengagement de l’État concernant plus de 150 aérodromes (loi de 2004), certaines collectivités territoriales ont été favorables au transfert (parfois en visant une opération foncière…), d’autres se sont vues imposer ce dernier. Ces transferts ont été étalés dans le temps, avec un moratoire de trois ans sans changement d’activité, le nouveau propriétaire pouvant ensuite faire ce qu’il souhaitait… Si l’État est resté propriétaire avec délégation pour la gestion ou si l’État a cédé à titre gratuit le site, les paramètres sont ainsi
fort différents. D’où des cas distincts, quasiment spécifiques à chaque terrain.

Un impératif : une association regroupant les usagers
Comme le soulignait le document, « l’environnement réglementaire n’est pas en faveur des usagers », sans compter les facettes politiques et économiques – des surfaces planes apparaissent idéales pour implanter des « usines photovoltaïques » par exemple. C’est donc « par l’argumentation, la persuasion, la courtoisie, la diplomatie et la recherche de solutions nouvelles que les usagers parviendront à maintenir et pérenniser l’activité sur l’aérodrome ». Ce n’est certes pas une solution miracle mais c’est assurément un préalable nécessaire au vu du rapport de force. Et ainsi de préconiser la création au niveau de chaque aérodrome d’une association des usagers, « seule entité représentative des différents intérêts de tous les usagers ».

C’est effectivement devenu un impératif de nos jours, même si tout est rose à l’instant t…
Il est ainsi vivement conseillé de créer une telle association (avec statuts, bureau, déclaration au Journal officiel de la République, etc.), pour être prêt le jour venu si besoin. Il faut en effet, pour agir en justice, que l’association ait été créée avant l’apparition de telle ou telle menace, avec une existence juridique déjà officielle à la date des décisions administratives qui devront être contestées.

Créer une telle association d’usagers sur un terrain donné permet (ou oblige…) les différents utilisateurs à se réunir, à définir leurs attentes et à tenir un « discours clair » avec des projets concrets à opposer aux pouvoirs publics et aux collectivités territoriales. Bref, être capable de « parler d’une seule voix ». Les statuts de l’association des usagers doivent désigner un ou des responsables ayant un mandat clair pour parler au nom de tous. C’est évidemment mieux si ces derniers sont déjà actifs ou intégrés au niveau politique et/ou économique. Et si les démarches sont menées au niveau local, une médiatisation régionale, voire nationale, peut parfois aider et donner plus d’impact à un dossier – d’où la création récente de la FNUAD visant à regrouper les différentes associations d’usagers des aérodromes…

Des volets sportifs et sociaux
Pour avoir des arguments à opposer en cas de litige, il faut pouvoir notamment justifier d’activités bénéfiques et d’intérêt général. En France, le monde associatif en 2025 représenterait 20 millions de bénévoles sur 65 millionss d’habitants et environ 2 millions
de salariés. L’activité Aviation légère, notamment au sein des clubs fédéraux (avion, planeur, ULM, hélico, parachutisme, aéromodélisme, vol libre, construction amateur) fait partie
de ces statistiques nationales. Ainsi, la promotion et le développement d’activités sportives pour tous sont d’intérêt général, qu’il s’agisse de pilotage de précision, de rallye aérien
ou de voltige, qu’il s’agisse de compétitions, d’entraînement ou d’initiation. Il ne faut pas oublier que l’activité est « gérée » par deux ministères, les Transports et les Sports, d’où le fait de déclarer l’aérodrome comme un équipement sportif.

Côté utilité sociale, il faut développer le fait que l’aviation générale sert de creuset à des carrières aéronautiques, qu’il s’agisse de métiers au sol ou en vol, dans le domaine civil et militaire. Nombreux sont les clubs ayant des témoignages en la matière. La France n’aurait pas sa position actuelle dans le domaine aéronautique et spatial sans bénéficier au départ d’un fabuleux tissu aéronautique, allant des associations au maillage des aérodromes sur le territoire, le tout permettant à des vocations de naître, à des compétences de se développer.

D’où l’utilité d’assurer des formations au Brevet d’initiation aéronautique (BIA), diplôme reconnu par l’Éducation nationale, excellent tremplin pour aborder l’activité pratique ensuite. L’aviation reste encore un domaine excellent pour mettre en avant des valeurs de rigueur et de responsabilité, permettant d’évoquer de nombreuses matières : physique, mathématique, histoire, français, anglais… Il faut ainsi se rapprocher d’établissements scolaires, avoir un responsable titulaire du Certificat d’aptitude à l’enseignement aéronautique (CAEA) pouvant encadrer de telles formations avec une équipe de formateurs. Au 21e siècle, pour éviter
la logistique du transport pour les élèves de plusieurs établissements, des clubs assurent des sessions en visioconférence à raison de quelques séances dans l’année. C’est à la portée de tous !

Une activité également recommandée est d’organiser des Journées Portes ouvertes pour ancrer l’aérodrome dans son environnement local. Cela permet de prendre contact avec la presse locale, d’évoquer les activités aéronautiques, les carrières possibles – le groupement des industriels français cherche, année après année, du personnel pour ses sociétés aéronautiques et spatiales… Il s’agit de faire découvrir des activités à des non-initiés, pour entraîner sans doute quelques inscriptions mais surtout pour faire connaître un monde
où les fausses idées sont encore légion. Mieux vaut ainsi proposer des vols de découverte à tarif promotionnel pour les habitants locaux plutôt que de tenter de gagner un bénéfice ponctuel sans suite.

Autre facette possible, l’organisation d’un meeting aérien, avec une communication vers les élus (maire, conseillers régionaux et généraux, syndicats de communes, etc.) et les riverains, pour en faire un atout, un symbole de dynamisme, d’ouverture vers le grand public. C’est l’occasion d’entrer en relation avec sa DSAC mais aussi le monde politique et économique de la région, de créer un réseau pouvant constituer un appui quelques années plus tard si des menaces voient le jour sur l’avenir d’un terrain. Ces différentes activités que peuvent organiser les associations des usagers permettent ainsi d’exister au niveau local, en faisant connaître leurs activités. C’est une nécessité de s’impliquer dans la vie locale, de diverse manière selon ses moyens : BIA, meeting, ouverture au handicap ou populations défavorisées, etc.

Pour résumer, il faut se regrouper, être proactif et à l’écoute pour anticiper tout problème, s’impliquer dans la vie locale par différents projets (BIA, JPO, etc.) et savoir communiquer pour exister… Cela reste le minimum pour préparer l’avenir.   ♦♦♦

En téléchargement, le « Guide Défense des terrains » (CNFAS, 2011) :
GuideCNFAS

Partager :

  • Partager
  • Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
  • Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X

J’aime ça :

J’aime Chargement…
  • Facebook
  • RSS

Newsletter aeroVFR

Manifestations

Marie Marvingt sur France Inter

Une étonnante pionnière de l’aviation sortie de l’oubli… Chaque jour de la semaine, sur France Inter, Fabrice Drouelle anime l’émission « Affaires sensibles », évoquant un événement particulier ou un personnage. Pour ce jeudi 22 octobre 2026, un coup de projecteur sera mis sur Marie Marvingt, pionnière de l’aviation peu connue et pourtant…

Conférence sur l’archéologie aérienne

Avions légers et ULM, machines à remonter le temps ! Le Groupe Île-de-France de l’Association Aéronautique et Astronautique de France (3AF), en partenariat avec le groupe Centre de la 3AF et le Groupement des Ingénieurs et Cadres Supérieurs de l’Aviation Civile (GIACRE), propose une conférence intitulée « Archéologie aérienne. Avions légers et ULM, machines à remonter […]

Agenda aeroVFR de fin de saison 2026

Quelques dates de fin de saison… Novembre 2026 1er novembre : Démonstrations en vol (10h30/14h00) du Museo de Aviones Históricos en Vuelo de la Fundación Infante de Orleans, aérodrome Cuatro Vientos, Madrid. https://fio.es 14 novembre : 20e séminaire Sécurité des vols Avion et ULM à l’Enac, campus de Toulouse-Rangueil. AUATBL et AC Airbus Toulouse.

Exposition : la photo aérienne et spatiale

La photo aérienne au fil des âges… En lien avec le colloque sur le même type programmé du 18 au 20 novembre 2026, une exposition intitulée « La photographie aérienne et spatiale : entre héritage et usages contemporains » aura lieu au musée de l’Air et de l’Espace (MAE, Le Bourget) du 15 novembre 2026 au 14 […]

La photographie aérienne et spatiale

Un colloque entre héritage et usages contemporains La photographie a 200 ans en 2026 – sur la base des travaux de Nicéphore Niépce, ingénieur français, connu comme étant « l’inventeur de la photographie », appelée alors « procédé héliographique ». D’où le Bicentenaire de la Photographie organisé par le ministère de la Culture du 1er septembre 2026 au 30 […]

Les aviateurs de la France libre

Exposition du 15 octobre 2026 au 14 février 2027. En 1940, ils ont fait le choix de continuer le combat. Pilotes, navigateurs, mécaniciens et volontaires féminines de l’Air, les aviateurs des Forces aériennes françaises libres (FAFL) ont combattu sur tous les fronts de la Seconde Guerre mondiale, de la Grande-Bretagne avec la Royal Air Force […]

Bulles de l’Air et de l’Espace

14e édition de ce festival à Evreux le 25 octobre 2026. Ce festival de la BD prend place sur la base aérienne 105 d’Evreux avec rencontre et dédicaces avec les auteurs de bandes dessinées, visite du musée de la BA105, visite d’avions récents et anciens (C130J Hercules, Casa CN-235, Breguet Deux-Ponts, Transall C-160). À 14h30, […]

Plus d'article de cette catégorie

Derniers articles parus

  • Carburant, gestionnaire et DSP 31 octobre 2026
  • Constructeurs français 1919-1945 31 octobre 2026
  • ZRT sur les Alpes 31 octobre 2026
  • Chutes de puissance en montée initiale 30 octobre 2026
  • ZRT sur les Pyrénées 30 octobre 2026
  • Bilan de sécurité 2025 pour l’EASA 29 octobre 2026
  • ZRT en régions Centre et Sud-Est 29 octobre 2026
  • Mortagne-au-Perche devient restreint 24 octobre 2026
  • Retour à l’heure d’hiver 24 octobre 2026
  • Taxes chez Edeis and Co 23 octobre 2026
  • Une visite médicale mieux proportionnée ? 22 octobre 2026
  • Coup de projecteur sur Lasbordes 22 octobre 2026
  • Les AZBA via les Notam 22 octobre 2026
  • Fin de production pour Aquila Aviation 22 octobre 2026
  • Aura Aero, du civil au militaire 22 octobre 2026
  • A400M et turbulence de sillage… 21 octobre 2026
  • Marie Marvingt sur France Inter 21 octobre 2026
  • Espaces aériens secteur du Luc 20 octobre 2026
  • Dans le sillage d’un hélicoptère… 19 octobre 2026
  • Des drones secteur Puimoisson 18 octobre 2026
  • ZRT à Condom 17 octobre 2026
  • Conférence sur l’archéologie aérienne 16 octobre 2026
  • BEA : le second régime de vol… 15 octobre 2026
  • Deux ZRT dans l’est… 15 octobre 2026
  • ZRT à Dinard 15 octobre 2026

Site d'information aéronautique, aeroVFR.com offre un panorama de l'actualité du pilote VFR.


Découvrez chaque jour l'info aéronautique concernant Industrie (constructeurs, motoristes, héliciers, équipementiers)

Manifestations (meetings, compétitions, expositions, conférences) | Culture (livres, cinéma, aviation de collection, musées)

Pratique (pilotage, espace aérien, réglementation) | Safety First (facteurs humains, sécurité des vols)

Tous droits réservés ® | Mentions légales

%d