• Accueil
  • Mes livres
    • Rafale Marine
    • Du Vampire au Mirage 4000
    • La Saga Robin (2e édition)
    • Le Mook d’aeroVFR…
    • Autres livres
    • Dernières parutions
  • A propos d’aeroVFR
    • Auteurs
  • Contact
  • Météo du week-end
  • Webcams sur aérodrome
  • Escales sur aerodrome

aeroVFR

Informations de vol VFR

  • Actualités
  • Industrie
    • Constructeurs
    • Motoristes/héliciers
    • Equipementiers
  • Manifestations
    • Meetings
    • Expositions/Salons
    • Conférences
    • Compétitions/Rallyes
  • Histoire
    • Livres / revues
    • Histoire de l’aviation
    • Aviation de collection
    • Cinéma / TV / Photo
    • Musées
  • Cockpit
    • Pilotage
    • Espace aérien
    • Réglementation
    • Clubs et Fédés
  • Webcams
  • Safety first
    • Facteurs Humains
    • Sécurité des vols
  • Revue de presse
  • Humeur
Vous êtes ici : Accueil / Cockpit / De la panne moteur en montée initiale

De la panne moteur en montée initiale

Publié le 12 mars 2025 par Rédaction


Perte de contrôle en montée initiale après arrêt du moteur

Un récent rapport du BEA évoque l’arrêt moteur en montée initiale pour l’équipage d’un ULM Viper SD-4 en juin 2023. Le pilote, accompagné d’un passager, a fait escale et l’ULM repart pour la seconde branche d’une navigation. Des témoins rapportent qu’en montée initiale, à une hauteur comprise entre 150 et 200 ft, un arrêt moteur survient. L’appareil s’oriente légèrement vers la droite puis vire à gauche, avant de décrocher, suivi de la collision avec le sol sous forte assiette piquée. Pilote et passager décédés, ULM détruit.

Issues des témoignages recueillis, le BEA a pu enregistrer diverses informations. Un témoin, mécanicien et pilote, a vu l’ULM effectuer « la mise en route et les essais moteur qu’il a perçus comme nominaux. Il se souvient que l’ULM a stationné environ 30 à 40 secondes au seuil de piste ». Il précise que l’appareil a décroché puis est parti en vrille. D’autres témoins situés à l’autre extrémité de la piste ont entendu l’arrêt moteur suivi d’une « tentative de redémarrage ».

Malgré l’incendie consécutif à l’impact, il est avéré que « les commandes de vol étaient continues sur les parties examinables », c’est-à-dire hors partie avant de la machine.
« Le sélecteur de carburant a été retrouvé en position Fermé (Off). Il est mécaniquement fonctionnel et il est improbable que l’impact ait pu modifier sa position ». En effet, le sélecteur du Viper SD-4 permet quatre positions, sur chaque réservoir (droite et gauche), sur Both et Fermé. Mais pour cette dernière position, une sécurité doit être activée imposant deux actions pour fermer le circuit. Les résultats d’un prélèvement de carburant n’ont pas montré de trace de pollution. L’appareil avait suffisamment de carburant à bord, le pilote ayant fait les pleins au départ de la première branche de navigation.

Le BEA note que le manuel de vol du SD-4, en cas de panne moteur après décollage, indique dans la procédure de couper les magnétos et le circuit carburant avant de sortir les volets à convenance puis d’effectuer un atterrissage forcé. Par ailleurs « la fermeture de l’alimentation en carburant du moteur provoque son arrêt après la consommation de la quantité de carburant résiduelle contenue dans le circuit carburant en aval des réservoirs. Cette quantité résiduelle n’est pas connue. À l’issue de l’accident, l’instructeur de l’école a effectué au sol un essai de coupure carburant en plaçant le sélecteur sur Off sur un Viper SD-4. Le sélecteur sur Off, le moteur tournant à 3.200 tr/mn a fonctionné environ 2 à 3 minutes avant son arrêt.
Le manuel de vol recommande pour le décollage une puissance de 5.300 tr/mn et de 5.100 tr/mn pour la phase de montée. L’instructeur précise que l’ULM n’est pas équipé de voyant d’alarme en cas de mise en route avec le sélecteur de carburant sur Off ».

En conclusion, le BEA mentionne qu’après la panne moteur, le pilote a « effectué une manoeuvre probablement en vue de revenir atterrir sur la piste. Au cours du virage, l’ULM a décroché puis est entré en collision avec le sol. Le sélecteur de carburant a été retrouvé
sur la position Off. Cette position ne semble pas cohérente avec la décision de revenir sur l’aérodrome, et de plus les instructeurs de l’école n’enseignent pas de couper le carburant en cas de panne moteur en montée initiale. Il semble donc peu probable que le pilote ait modifié la sélection carburant pendant la gestion de l’arrêt moteur ».

En conséquence, le BEA précise que « le pilote a probablement mis le sélecteur sur la position Off à l’issue du vol précédent puis oublié d’ouvrir le carburant lors des actions avant vol. En l’absence d’alarme, le pilote a probablement décollé avec l’arrivée de carburant fermée et le moteur s’est arrêté après la consommation de la quantité de carburant résiduelle contenue dans le circuit ».

Comme pour d’autres accidents parfois, il n’y a donc aucune certitude absolue mais un faisceau d’indices pousse le BEA à émettre la cause la plus probable. Elle est étayée par des témoignages, dont celui mentionnant un arrêt de 30 à 40 secondes au point fixe avant alignement. Sur de nombreuses machines, essence coupée, il y a suffisamment de carburant dans les canalisations pour autoriser le démarrage du moteur, permettre un roulage et un décollage si la distance à parcourir jusqu’au seuil de piste est courte et la procédure avant décollage (essais moteur, actions vitales) est menée très (trop) rapidement. Alors, la panne moteur intervient lors de la course au décollage ou, pire, en montée initiale.

Aucun manuel de vol ne mentionnant le temps de fonctionnement d’un moteur dont le circuit Carburant est fermé, c’est une bonne conclusion à tirer de ce rapport et donc de faire l’essai au sol, avec un régime de ralenti puis un régime de roulage, sans aller jusqu’à la pleine puissance nécessaire au décollage. Ce sera déjà une première information utile à noter.

Un autre point à tirer de ce rapport est de se conforter toujours aux procédures acquises sans en déroger et en évitant le syndrome de la précipitation. La lecture méthodique d’une check-list, avec rigueur et vigilance pour ne pas oublier une ligne, demeure la meilleure pratique dans ce domaine. La check-list Achever était à bord du SD-4 et « chaque pilote est formé pour s’y référer avant chaque décollage » précise l’instructeur de l’école. Le pilote était connu pour être « très appliqué lors des préparations au vol » et avait connu « une progression linéaire durant toute la formation ». Son expérience totale restait cependant faible (28h00 toutes sur le type dont 1h50 dans les 30 derniers jours) et un moment d’inattention aux essais avant décollage peut être fatidique. Il était par ailleurs « à l’aise dans la restitution des exercices
de panne moteur après décollage ».

On mentionnera que des entraînements à la panne moteur permettent de garder des réflexes, d’appliquer des procédures à mettre en place mais qu’un exercice ne sera jamais similaire à une panne réelle, émotionnellement parlant. Le manuel du SD-4 reste « particulier » avec les consignes de couper les magnétos et de fermer l’essence avant de suivre la procédure d’atterrissage forcé. Certes, c’est pour éviter un risque d’incendie à l’impact mais il faut se rappeler la principale et première consigne à appliquer en cas de panne moteur : continuer
à piloter l’appareil pour éviter la perte de contrôle.

Par ailleurs, avec une panne moteur survenant entre 150 et 200 ft/sol, comme mentionnée par un témoin pilote au sol, il n’y a aucune action à faire d’autre que de rendre la main pour faire voler l’appareil et de viser une surface acceptable dans l’axe, ou tout au plus à 30° de ce dernier pour éviter un obstacle ou « épauler » le vent. On sait que si un moteur s’arrête brutalement, la cause est un manque de carburant. Avec un peu plus de hauteur, l’action à faire après avoir continué à faire voler l’appareil serait de changer de réservoir (ou d’ouvrir le circuit carburant dans le cas mentionné…).

Même à des hauteurs bien supérieures à 200 ft/sol, partir en virage alors que la vitesse est faible, est une prise de risques certaine, avec une forte probabilité de perte de contrôle. Les statistiques sont là pour démontrer qu’il y a moins de dommages corporels avec un atterrissage tout droit que lors des tentatives de retour au terrain. C’était bien la procédure enseignée par l’école. En 2021, « le BEA a publié une étude sur la diminution de la puissance du moteur au décollage. Il y est rappelé que les accidents mortels survenus dans ce contexte sont tous consécutifs à une perte de contrôle en vol et une grande partie des pertes de contrôle sont survenues lors d’une altération de cap significative, voire d’un demi-tour ».
Les rapports du BEA servent à tirer les leçons d’événements tragiques.   ♦♦♦

Photo © via BEA

Rapport du BEA en téléchargement avec ce lien :
PanneMoteurSD4

Pour aller plus loin…
D’autres articles parus sur aeroVFR sur des thématiques similaires.
– Panne moteur
– De la panne moteur en montée intitiale
– Des ratés moteur… changement de réservoir
– Gérer une perte partielle de puissance après décollage
– Urgences : panne moteur au décollage
– L’impossible virage

Partager :

  • Partager
  • E-mail
  • Imprimer
  • Facebook
  • Twitter

J’aime ça :

J’aime chargement…
  • Facebook
  • RSS

Newsletter aeroVFR

Manifestations

Fusées et satellites à la française

Trois conférence sur cette thématique… Ce 30 janvier 2026, l’Institut Français d’Histoire de l’Espace (IFHE), les commissions Astronautique et Histoire, Arts et lettres de l’Aéro-Club de France, l’Association Histoires d’Espace, proposent trois conférences à l’occasion des 60 ans des premiers satellites français.

Agenda aeroVFR 1er trimestre 2026

A vos agendas… Premières dates à noter en 2026 avec des manifestations programmées durant le premier trimestre. Cet agenda sera réactualisé et/ou complété au fil des jours.

Ultimate Air Challenge à l’été 2026

Une course aérienne d’endurance en ULM à travers l’Europe. Une équipe basée à Chambley annonce le lancement l’an prochain de l’Ultimate Air Challenge (UAC), une « compétition de vol en ULM traversant le continent, fondée sur la navigation, l’endurance et la stratégie » – dans l’esprit de la Grande Course ou du Londres-Paris en ULM au début […]

Pilotage et contrôle du nouveau Racer

Conférence en visio sur le pilotage d’un hélicoptère de formule combinée. Le Groupe Île-de-France de l’Association Aéronautique et Astronautique de France (3AF), en partenariat avec le groupe Centre de 3AF et le Groupement des Ingénieurs et Cadres Supérieurs de l’Aviation Civile (GIACRE), propose une conférence ayant pour thème « Pilotage et contrôle du nouveau Racer » par […]

Exposition « Terre des Hommes » par Riad Sattouf

A l’occasion de la sortie de « Terre des Hommes » illustré par l’auteur de BD. Riad Sattouf, auteur de bandes dessinées dont notamment « L’Arabe du futur », a toujours été passionné par l’épopée de l’Aéropostale et notamment la vie d’Antoine de Saint-Exupéry. C’est ainsi qu’il a décidé de revisiter « Terre des Hommes » en l’illustrant l’ouvrage de Saint-Ex […]

Les nouveaux mondes du système solaire

Conférence de François Forget, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS Une conférence sur un sujet allant au-delà de l’atmosphère en cette période hivernale pas toujours propice aux vols VFR ? L’exploration spatiale révèle une étonnante diversité parmi les planètes, lunes et petits corps du système solaire. François Forget – planétologue, spécialiste de l’exploration du […]

Festival des Etoiles et des Ailes

10e édition du 22 au 23 novembre 2025 à Toulouse-Montaudran. Pour sa 10e édition, le Festival aérospatial des Etoiles et des Ailes a retenu à nouveau L’Envol des Pionniers comme site d’accueil. Ce musée implanté sur le site historique de Toulouse-Montaudran rend hommage aux pionniers de l’Aéropostale. Se tenant tous les deux ans en novembre, […]

Plus d'article de cette catégorie

Derniers articles parus

  • Vols de découverte en ULM 1 février 2026
  • L’imbroglio de Salon-Eyguières 29 janvier 2026
  • Une ZIT à Orange 29 janvier 2026
  • Dysfonctionnements techniques 28 janvier 2026
  • Contrôle aérien, rien ne va plus… 27 janvier 2026
  • Stall strips, décrochage et sortie de vrille 26 janvier 2026
  • Avions en 2025 : les thématiques du BEA 23 janvier 2026
  • Planeurs en 2025 : les thématiques du BEA 22 janvier 2026
  • Regroupement de 5 en 2 BTIV 22 janvier 2026
  • ULM en 2025 : les thématiques du BEA 21 janvier 2026
  • Monte-Carlo, Notam et information aéronautique 20 janvier 2026
  • Hélico en 2025 : les thématiques du BEA 20 janvier 2026
  • Ballons en 2025 : les thématiques du BEA 20 janvier 2026
  • Pétition pour Rouen-Boos 20 janvier 2026
  • À Aix, le scandale Edeis se poursuit… 19 janvier 2026
  • Un Jodel D-112 à Candillargues 19 janvier 2026
  • Les avions Marcel Bloch (T.3) 19 janvier 2026
  • Fermeture « momentanée » de Condom 18 janvier 2026
  • Des avions en N bloqués au sol en Europe 18 janvier 2026
  • Améliorer l’anti-collision 17 janvier 2026
  • Daher rallonge la gamme TBM 15 janvier 2026
  • Rebelote pour le SIA 15 janvier 2026
  • Financement participatif pour un Cap-20 13 janvier 2026
  • Tir de missile en Atlantique 13 janvier 2026
  • A Ancenis, un collectif face à Edeis 12 janvier 2026

Site d'information aéronautique, aeroVFR.com offre un panorama de l'actualité du pilote VFR.


Découvrez chaque jour l'info aéronautique concernant Industrie (constructeurs, motoristes, héliciers, équipementiers)

Manifestations (meetings, compétitions, expositions, conférences) | Culture (livres, cinéma, aviation de collection, musées)

Pratique (pilotage, espace aérien, réglementation) | Safety First (facteurs humains, sécurité des vols)

Tous droits réservés ® | Mentions légales

%d