• Accueil
  • Mes livres
    • Rafale Marine
    • Du Vampire au Mirage 4000
    • La Saga Robin (2e édition)
    • Le Mook d’aeroVFR…
    • Autres livres
    • Dernières parutions
  • A propos d’aeroVFR
    • Auteurs
  • Contact
  • Météo du week-end
  • Webcams sur aérodrome
  • Escales sur aerodrome

aeroVFR

Informations de vol VFR

  • Actualités
  • Industrie
    • Constructeurs
    • Motoristes/héliciers
    • Equipementiers
  • Manifestations
    • Meetings
    • Expositions/Salons
    • Conférences
    • Compétitions/Rallyes
  • Histoire
    • Livres / revues
    • Histoire de l’aviation
    • Aviation de collection
    • Cinéma / TV / Photo
    • Musées
  • Cockpit
    • Pilotage
    • Espace aérien
    • Réglementation
    • Clubs et Fédés
  • Webcams
  • Safety first
    • Facteurs Humains
    • Sécurité des vols
  • Revue de presse
  • Humeur
Vous êtes ici : Accueil / Cockpit / Travaux soudains à Chartres…

Travaux soudains à Chartres…

Publié le 25 avril 2025 par Rédaction


Quand un Notam est publié durant votre vol…

C’est l’histoire d’un Notam comme il en sort assez régulièrement – hélas. Le 14 avril dernier,
un pilote volant en région parisienne a prévu de faire un vol dans la matinée avec un premier touché-décollé sur un autre aérodrome parisien que le sien puis un atterrissage à Chartres avec deux passagers à bord dont son fils. La consultation de Sofia-Briefing se fait au domicile, le dossier de vol étant enregistré à 6h53 UTC – aeroVFR en a eu copie. Pour Chartres-Métropole, les seuls Notam concernent alors la fermeture du parking en herbe et la présence de grues à proximité de l’aérodrome.

Arrivé peu après à son aérodrome d’attache, le pilote prépare la machine, effectue sa visite prévol, la mise en route et le roulage vers le point d’attente. Décollage et destination Chartres après un touché-décollé sur un premier aérodrome. Contact radio et intégration dans le tour de piste à Chartres pour un atterrissage quand un pilote, sans doute local, l’avertit sur la fréquence qu’il y a un Notam annonçant des travaux et que l’aérodrome est réservé aux aéronefs basés.

Le pilote venant de l’extérieur est surpris car il a bien consulté les Notam avant son décollage. Il demande alors à son fils de consulter Sofia-Briefing sur son portable pour découvrir la publication dudit Notam actif à partir de 7h00 UTC soit 7 mn après la consultation du pilote lors de sa préparation du vol vers Chartres. Le Notam est ainsi trouvé durant le vol et une remise de gaz est donc effectuée en finale…


En d’autres mots, le pilote a correctement préparé son vol, a consulté les Notam mais un Notam interdisant l’atterrissage des aéronefs non-basés a été mis en ligne… après sa consultation le jour même, pouvant ainsi le mettre en infraction alors qu’il a correctement mené sa prépavol. Cherchez l’erreur !

Questions à se poser… Faut-il désormais consulter les Notam lors de la préparation du vol
chez soi, puis à nouveau avant la visite prévol de l’aéronef, puis encore avant la mise en route, voire après la mise en route ou lors du point d’attente avant de s’aligner mais surtout à nouveau en croisière et avant l’intégration dans le tour de piste à l’arrivée ? Après tout cela,
il sera bien difficile dans le même temps de demander aux pilotes de regarder dehors pour assurer l’anti-abordage surtout à proximité d’un aérodrome où le trafic peut être concentré.

Si un terrain à l’unique piste devient soudainement indisponible car – exemple – le pilote d’un avion s’y est posé en oubliant de sortir le train, le Notam ne sortira pas dans l’instant, mais le visuel et la radio permettront à tout un chacun de comprendre que l’aérodrome n’est plus accessible, même si le Notam est publié quelques heures plus tard. Situation d’urgence imprévue. Par contre, s’il s’agit d’une fermeture pour travaux, ceux-ci sont programmés bien
à l’avance et la publication à la dernière minute, le jour même de la fermeture n’est tout simplement pas acceptable dans un système d’information aéronautique qui prétend être
une « référence ». On peut parler de risque systémique, à une époque où il est question de FH, de TEM et de conscience de la situation…

Et si le gestionnaire d’une plate-forme n’est pas capable d’anticiper la publication d’un tel Notam pour cause de travaux suffisamment prévus à l’avance, cela pose problème sur sa conscience des conséquences que ses propres lacunes peuvent entraîner, et donc sa capacité à gérer des Notam.

Ce genre de problème récurrent constitue une véritable menace et l’on est jamais sûr, tout
en ayant consulté des kilomètres de Notam, de ne pas être passé à côté d’une information importante qui peut être publiée, de plus, durant son vol. D’où le malaise engendré par ces lacunes systémiques de l’information aéronautique que personne ne pointe du doigt.
Ce sont les lacunes d’un système d’information inadapté, voire pathologique (voir le graphique ci-dessous), avec un processus peu réactif pour s’améliorer à une époque où il est question d’avoir une culture de la sécurité proactive, voire génératrice, pour améliorer la sécurité des vols ! Ainsi, certains Notam sont publiés à l’arrache. D’autres ne sont pas annulés le lendemain de leur fin d’expiration !


Cela fait des années, pour ne pas parler en décennies, qu’un groupe de travail international oeuvre à améliorer le système de diffusion des Notam. Pour l’heure, rien de fondamental n’a été annoncé, notamment pour limiter ou hiérarchiser la profusion de Notam. Une première action capitale, qui devrait être prise avant tout, serait d’indiquer pour chaque Notam la date
et surtout l’heure de publication de ce dernier. Cela pourrait au moins éviter de subir des publications faites en catimini sachant que sans date, il est trop facile au « système » d’impliquer ensuite le « lampiste de service » qui aura – évidemment – mal préparé son vol. Mais ces derniers temps, rien que pour la région parisienne, les exemples sont trop nombreux pour que l’arbre cache la forêt, de Nangis à Étampes notamment.

Pendant ce temps-là, le Programme de sécurité de l’État (PSE), dans sa déclinaison aérienne, sur la période 2024-2028 s’intitule Horizon 2028 (Plan national pour la sécurité aérienne et Outil de gestion des risques) et sur ces 5 années, il a pour objectif de « définir des axes d’amélioration de la sécurité ». Parmi ces axes figure « l’amélioration de l’information aéronautique » – si, si… – en précisant que « dans un contexte de réorganisation du service d’information de vol par la DSNA, l’autorité de surveillance s’assurera de la fourniture continue du service d’information de vol dans les espaces aériens où celui-ci est dû ».

Au chapitre « Documentation et information aéronautique », le programme indique que
« l’abondance croissante de l’information aéronautique, notamment liée à la complexité de l’espace aérien, son format et sa présentation parfois non ergonomique aux usagers, sont autant de facteurs pouvant contribuer à la survenue d’évènements de sécurité. Ce constat avait déjà été établi en 2013, ce qui avait conduit la DSAC à tenir son symposium annuel sur
ce thème et mis en oeuvre une première série d’actions. La multiplicité des acteurs impliqués dans l’élaboration de l’information aéronautique et dans sa présentation aux usagers en fait
un sujet particulièrement complexe ».

La DGAC s’est fixé « dans un premier temps l’objectif de réaliser un état des lieux des difficultés existantes et proposer des axes d’amélioration. À cette fin elle mettra en place un groupe de travail (GT) rassemblant les principaux acteurs aéronautiques, des prestataires de service d’information aéronautique aux utilisateurs finaux, en passant par les intégrateurs commerciaux. Ce GT abordera également les aspects d’inflation documentaire, dépassant ainsi le strict cadre de l’information aéronautique. Parallèlement à cette initiative, la DGAC prendra des actions visant à fournir aux usagers des cartes électroniques dynamiques,
c’est-à-dire actualisées avec l’information temporaire actuellement diffusée par Notam ou SUP-AIP ».

Bref, le problème est connu depuis au moins 2013 (date artifice pour simplifier le débat…), le PSE 2024-2028 le confirme une nouvelle fois… 11 ans plus tard mais pour l’heure, tout cela reste au niveau du bla-bla et des effets de manche. Il est en effet plus simple de rabâcher aux pilotes qu’ils doivent bien préparer leurs vols. Et s’ils ne trouvent pas un Notam, c’est qu’ils ont mal cherché ! En 2025, on en est encore bien là…   ♦♦♦

Partager :

  • Partager
  • E-mail
  • Imprimer
  • Facebook
  • Twitter

J’aime ça :

J’aime chargement…
  • Facebook
  • RSS

Newsletter aeroVFR

Manifestations

Aero 2026 à Friedrichshafen

Le salon européen de l’aviation générale édition 2026. La 32e édition du salon Aero, à Friedrichshafen, Allemagne, aura lieu du 22 au 25 avril 2026. La première édition, il y a plus de 45 ans, consistait en une exposition statique de planeurs et motoplaneurs au sein d’un salon régional consacré au milieu automobile. Après avoir […]

Saint-Cloud dans les nuages

Exposition jusqu’au 5 juillet 2026 sur 250 ans d’histoire aéronautique. Le musée des Avelines (Saint-Cloud) retrace « l’aventure aéronautique) de la ville. Les débuts remontent au 18e siècle avec un site utilisé par l’aérostation, avec notamment le 15 juillet 1784 l’envol depuis le parc de Saint-Cloud d’un ballon gonflé à l’hydrogène. Les plus légers que l’air […]

L’agenda aeroVFR pour mars 2026

L’agenda pour le mois de mars 2026. 1er mars : Démonstrations en vol (10h30/14h00) du Museo de Aviones Históricos en Vuelo de la Fundación Infante de Orleans, aérodrome Cuatro Vientos, Madrid. https://fio.es 11 mars : Visio-conférence sur « Les 1.001 métiers de l’aéronautique et du spatial » par G. Laurelle, comité Jeunes de l’A3F. https://www.3af.fr 16-20 mars […]

Les 1.001 métiers de l’aéronautique et du spatial

A destination des jeunes, visio-conférence gratuite sur les métiers. Le Comité Jeunes de de l’Association aéronautique et astronautique de France (3AF) et le groupe 3AF Ile-de-France proposent une visio-conférence sur les 1.001 métiers de l’aéronautique et du spatial. Gérard Laruelle, ancien directeur du pôle ASTech Paris Région et de EADS Space School, ancien vice-président Recherche […]

Fusées et satellites à la française

Trois conférence sur cette thématique… Ce 30 janvier 2026, l’Institut Français d’Histoire de l’Espace (IFHE), les commissions Astronautique et Histoire, Arts et lettres de l’Aéro-Club de France, l’Association Histoires d’Espace, proposent trois conférences à l’occasion des 60 ans des premiers satellites français.

Agenda aeroVFR 1er trimestre 2026

A vos agendas… Premières dates à noter en 2026 avec des manifestations programmées durant le premier trimestre. Cet agenda sera réactualisé et/ou complété au fil des jours.

Ultimate Air Challenge à l’été 2026

Une course aérienne d’endurance en ULM à travers l’Europe. Une équipe basée à Chambley annonce le lancement l’an prochain de l’Ultimate Air Challenge (UAC), une « compétition de vol en ULM traversant le continent, fondée sur la navigation, l’endurance et la stratégie » – dans l’esprit de la Grande Course ou du Londres-Paris en ULM au début […]

Plus d'article de cette catégorie

Derniers articles parus

  • Étoile rouge contre croix noire 20 février 2026
  • Ventes 2025 pour les constructeurs… 18 février 2026
  • Bilan 2025 pour la GAMA 18 février 2026
  • Aero 2026 à Friedrichshafen 18 février 2026
  • Des manettes de gaz sur DR-400 17 février 2026
  • Bug d’affichage sur SofiaVAC en vol 17 février 2026
  • Des CartaBossy au 1/500.000e 16 février 2026
  • Des drones à basse hauteur 14 février 2026
  • Saint-Cloud dans les nuages 12 février 2026
  • Moving-map et navigation en VFR… 11 février 2026
  • L’agenda aeroVFR pour mars 2026 11 février 2026
  • Un canon à poulet pour des hélices 6 février 2026
  • Séminaire Manifestations aériennes 5 février 2026
  • Les 1.001 métiers de l’aéronautique et du spatial 3 février 2026
  • Catalogue RSA 2026-2027 2 février 2026
  • Vols de découverte en ULM 1 février 2026
  • L’imbroglio de Salon-Eyguières 29 janvier 2026
  • Une ZIT à Orange 29 janvier 2026
  • Dysfonctionnements techniques 28 janvier 2026
  • Contrôle aérien, rien ne va plus… 27 janvier 2026
  • Stall strips, décrochage et sortie de vrille 26 janvier 2026
  • Avions en 2025 : les thématiques du BEA 23 janvier 2026
  • Planeurs en 2025 : les thématiques du BEA 22 janvier 2026
  • Regroupement de 5 en 2 BTIV 22 janvier 2026
  • ULM en 2025 : les thématiques du BEA 21 janvier 2026

Site d'information aéronautique, aeroVFR.com offre un panorama de l'actualité du pilote VFR.


Découvrez chaque jour l'info aéronautique concernant Industrie (constructeurs, motoristes, héliciers, équipementiers)

Manifestations (meetings, compétitions, expositions, conférences) | Culture (livres, cinéma, aviation de collection, musées)

Pratique (pilotage, espace aérien, réglementation) | Safety First (facteurs humains, sécurité des vols)

Tous droits réservés ® | Mentions légales

%d