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Vous êtes ici : Accueil / Histoire / Sir Francis Chichester et la mer de Tasmanie (1)

Sir Francis Chichester et la mer de Tasmanie (1)

Publié le 9 mars 2017 par Jean-Philippe Chivot

ChichOuv
Une nouvelle aventure de Sir Francis Chichester aux commandes de son Moth…

Jean-Philippe Chivot vous a déjà raconté une des aventures de Francis Chichester, le « fou volant » dans son Moth avec son périple de Grande-Bretagne vers l’Australie en 1930. Voici la suite avec un autre périple pour un Francis Chichester seul au-dessus de la mer de Tasmanie, d’Auckland à Sydney au printemps 1931. Accrochez vos ceintures pour ce feuilleton historique développé sur quatre jours. 

Cette fois, pour Francis Chichester, il s’agit d’effectuer la traversée de la mer de Tasmanie,
soit plus de 2.000 km en ligne droite entre la Nouvelle Zélande et l’Australie, une traversée de folie : 2.500 km sur l’eau, en trois étapes, seul à bord d’un biplan De Haviland DH-60 Gipsy Moth à flotteurs et moteur de 100 ch, sans radio et sans radeau de sauvetage…



En 1929, à 28 ans avec à peine une… trentaine d’heures de vol à son actif, Francis Chichester avait déjà rallié, seul à bord de son DH-60 quasiment neuf, Sidney en partant de Londres, le tout en une cinquantaine de jours, de la mi-décembre à mars 1930. Ce vol d’un pilote presque néophyte, accompli pour partie de nuit sans éclairage ni radio, lui avait donné une confiance en lui sans limites. Il travaillait à l’époque en Nouvelle Zélande et y fit transporter son Moth.

3Chich
Chichester se mit bientôt en tête l’idée d’être le premier à revenir d’Auckland à Sydney par la voie des airs. Or le Moth n’avait, avec son réservoir supplémentaire installé à l’avant à la place du passager, qu’une autonomie maximale d’au plus 8h00 de vol, soit 900 km quand tout allait bien. Et il fallait en parcourir au moins 2.200 km au-dessus de l’eau…

Chichester étudia la carte et découvrit l’existence de deux minuscules ilots, Norfolk Island et Lord Howe Island, idéalement placés à chaque tiers d’un parcours nord légèrement plus long que la traversée directe. Cette traversée devenait possible mais comment se poser sur ces deux ilots montagneux d’une dizaine de kilometres, habités chacun par moins de 500 personnes ?

Restait l’utilisation d’un Moth équipé en hydravion, transformation courante à l’époque, un moment testée par la Marine néozélandaise et abandonnée face à la multitude de problèmes posés. Chichester loua donc une paire inutilisée de flotteurs et transforma son Moth baptisé « Madame Eljah » en hydravion. Il se forma… lui-même au pilotage de ce satané engin à l’aide des manuels d’utilisation.

Il en fallait du doigté car le poids et la trainée des flotteurs d’un DH-60 surchargé d’un réservoir supplémentaire de 200 litres le transformait en veau marin difficile à arracher de la surface de l’eau et, par dessus tout, difficile à contrôler en vol lors des virages. En effet, la moindre attaque oblique (pas de bille pour la mesurer sur ces avions primitifs !) faisait agir les surfaces verticales des flotteurs comme autant de dérives et obligeait le pilote à des actions correctrices vigoureuses au palonnier.

De plus, chaque déjaugeage était une aventure loin d’être gagnée d’avance. Chichester faisait d’interminables lignes droites avec le moteur à sa puissance maximum en attendant le moment béni où la vague, le vent et l’hélice veuillent bien l’envoyer en l’air. L’hélice était aussi source de problèmes car les embruns en délitaient le blindage et finissaient par la rendre moins efficace.

Il fallait enfin résoudre le casse tête d’une navigation sans erreur pour ne pas être fatale. C’est là que se révéla le génie de Sir Francis. Ne pas rater un ilot de 10 km au terme de 800 km de vol sur l’eau est un problème qu’aucun pilote de l’époque n’avait tenté de résoudre. Chichester s’y attaqua en adoptant la méthode de navigation astrale des marins, méthode que Costes et Bellonte avaient utilisée un an plus tôt pour contourner les dépressions atlantiques de leur vol Paris/New-York.

Mais Chichester serait seul, myope, la tête à l’air dans un cockpit étroit… Il imagina alors de relever plusieurs fois de suite la hauteur du soleil sur l’horizon au sextant, à des heures prédéterminées et en faisant varier, lors des relèvements, l’altitude de l’avion d’une valeur définie au départ. Le tout en fonction des écarts entre précalculs et réels, et en utilisant une colossale hélice à calcul cylindrique, le cylindre de Bygrave (photo ci-dessous)…

Il lui devenait presque facile de reporter sur la carte sa position exacte et de prendre les mesures de correction nécessaires. Bien mieux, pour ne pas se tromper et pour restreindre l’effet éventuel de la dérive à une portion fixée de l’horizon, Chichester sous-corrigea toujours sa dérive. Il savait ainsi que le but à atteindre était par exemple toujours du coté droit de l’avion et inventa ainsi sa méthode de navigation dite de l’erreur délibérée.

Et tout cela a fonctionné ! Chichester a miraculeusement trouvé, à travers les nuages, le soleil à peu près aux heures prévues, n’a pas perdu ses lunettes et, après 8 heures de vol, il est arrivé en vue de chacune des deux îles. Cela dit, le voyage fut pour d’autres raisons carrément fou… A suivre !   ♦♦♦

Demain : la première étape du voyage épique avec le trajet Auckland, Parengarenga, Cascade Bay (Norfolk Island)
Lien vers l’épisode suivant.

4Chich

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