• Accueil
  • Mes livres
    • Rafale Marine
    • Du Vampire au Mirage 4000
    • La Saga Robin (2e édition)
    • Le Mook d’aeroVFR…
    • Autres livres
    • Dernières parutions
  • A propos d’aeroVFR
    • Auteurs
  • Contact
  • Météo du week-end
  • Webcams sur aérodrome
  • Escales sur aerodrome

aeroVFR

Informations de vol VFR

  • Actualités
  • Industrie
    • Constructeurs
    • Motoristes/héliciers
    • Equipementiers
  • Manifestations
    • Meetings
    • Expositions/Salons
    • Conférences
    • Compétitions/Rallyes
  • Histoire
    • Livres / revues
    • Histoire de l’aviation
    • Aviation de collection
    • Cinéma / TV / Photo
    • Musées
  • Cockpit
    • Pilotage
    • Espace aérien
    • Réglementation
    • Clubs et Fédés
  • Webcams
  • Safety first
    • Facteurs Humains
    • Sécurité des vols
  • Revue de presse
  • Humeur
Vous êtes ici : Accueil / Histoire / L’aviation privée dans la Drôle de guerre

L’aviation privée dans la Drôle de guerre

Publié le 16 septembre 2019 par Jean-Philippe Chivot


Il y a 80 ans : la fin de l’âge d’or de l’aviation VFR racontée par Jean-Philippe Chivot…

L’histoire commence en Suède à la fin août 1939. Jean Batten, la Garbo du ciel, est en vacances en Suède chez une de ses conquêtes, un comte suédois richissime, relation de Goering, et elle désire rentrer à Londres dans son avion, un magnifique Percival Vega Gull qui croise à 240 km/h.


L’Allemagne vient d’interdire tout vol privé sur son territoire. Le comte téléphone à Goering qui donne à la belle Anglaise une autorisation exceptionnelle de survol. Elle se pose donc à Brême pour y refaire le plein et, avec stupeur, elle y voit des rangées de Messerschmitt 109 garés sur l’herbe. Elle repart vers Londres et se pose dans la soirée à Gravesend où son avion est immédiatement saisi car elle est soupçonnée d’espionnage en faveur du Reich. Jean, qui avait relié l’Angleterre à l’Australie puis traversé l’atlantique Sud, ne pilotera jamais plus.

La France de son coté vient de classer en zone militaire tout son territoire à l’est d’une ligne Saint Inglevert–le Bourget–Lyon–Marseille et donc y interdire tout vol civil. Le 3 septembre 1939, la guerre est déclarée. Aussitôt les vols d’avions privés sont interdits et se met en place une réquisition militaire des avions d’aéro-clubs et de particuliers. Toutefois, cette réquisition n’est pas totale car elle laisse de coté les avions de construction étrangère ou appartenant à des étrangers.

Il y a, à cette époque en France, environ 1.500 avions privés de particuliers ou d’aéro-clubs et quelques 150.000 membres à la Fédération Aéronautique de France, ancêtre de la FFA. Les avions réquisitionnés ont pour la plupart des moteurs de plus de 100 ch et sont généralement :
– des quadriplaces Caudron C-280 Phalène (la photo ci-dessous a été prise sur une plage du Danemark)


– des biplaces Caudron Luciole


– des biplaces Caudron Aiglon


– des biplaces Potez 43

Les cinq premiers mois de la guerre
Il ne se passe pas grand-chose (c’est la Drôle de guerre…) et les aviateurs mobilisés s’ennuient fortement dans le mauvais temps. Les pilotes privés non mobilisés ont plus de 48 ans ou sont des femmes. Depuis Helène Boucher, certaines sont des gloires nationales. L’une de ces femmes qui n’ont plus d’ailes, Régina Wincza, voltigeuse d’origine polonaise, décrit dans la presse en novembre 1939 son désarroi de voir pour ses quarante ans son hangar de Toussus cadenassé et son Morane 340, exemplaire unique, parti aux armées. « Nous voulons voler » proclame t-elle. « Nous avons tout sacrifié à l’aviation… Va-t-on nous faire courir les antichambres et les couloirs du ministère jusqu’à la fin de la guerre. Pitié pour les aviatrices. Qu’on nous laisse vivre à l’ombre des ailes »…



Cela dit, les pilotes non mobilisés ou de plus de 48 ans n’en pouvaient plus, eux aussi, de voir leurs avions, non réquisitionnés, pourrir sous la poussière des hangars. A la Noêl 1939, ils proposèrent au ministre un arrangement concernant les pilotes d’âge non mobilisable, ou travaillant dans des usines réquisitionnées, ou enfin mobilisés dans l’armée de Terre pour qu’ils puissent continuer à s’entrainer et à maintenir valide leur licence dans la mesure où personne ne pouvait dire combien de temps durerait la guerre.

Cet arrangement porterait sur des vols dans les 5 km entourant les terrains situés en dehors de la zone des armées et non utilisés par l’armée de l’Air. La hauteur maximale des vols devrait être limitée pour rendre toujours possible, à partir du sol, l’identification de l’avion et l’autorisation de vol serait personnelle au pilote et accordée après enquête. Cela va sans dire, le ministère fit la sourde oreille car l’utilisation militaire des avions réquisitionnés posait problème. Des appareils disparates avec certains en mauvais état et des définitions de mission pas évidentes à concevoir entrainèrent l’armée à faire publier en février 1940 une note-reportage sur « les avions estafettes » avant toute réponse au dit arrangement.

Le terrain d’envol des pilotes estafettes est généralement un morceau d’exploitation agricole bordant une ferme. Depuis début septembre 1939, date d’arrivée des avions des clubs les plus agissants, il est très animé, du moins jusqu’à ce que la neige ne vienne le recouvrir. Les avions ont été recouverts de peinture de camouflage, ce qui a changé leur allure. Plus de bandes blanches ou rouges, ils passent presqu’inaperçus avec leurs taches grises ou vertes sur fond de campagne hivernale. Ils servent d’abord, comme dans les clubs, à l’entrainement de pilotes que leur âge ou leur condition physique ne permet pas d’affecter à une unité combattante.

Les missions réelles des pilotes estafettes consistent, comme le nom l’indique, à effectuer des liaisons. Les avions estafettes sont des voitures volantes qui vont porter des plis urgents dans les unités ou même assurent des compléments aux liaisons postales. Ils fonctionnent dans toute la France en arrière du front. Il n’est donc pas question pour le pilote estafette de combattre l’ennemi mais de combattre le mauvais temps. Dans la pluie et les bourrasques, il est le spécialiste du vol chahuté.

Face à cette dure réalité des mauvais jours et des avions plus ou moins bien entretenus, le rédacteur s’intéresse ensuite longuement à la popote, bar de l’escadrille des estafettes. Chaude atmosphère chaleureuse et campagnarde dans un PC modeste qu’aménagent sans cesse des mécanos astucieux, telle sera la conclusion de l’article, bien dans l’esprit de la Drôle de guerre. Cependant, en janvier 1940, ce sont les Belges encore neutres qui permettent à leurs pilotes privés de tâter du manche, une fois.

Les terrains de Bruxelles, Ostende, Le Zoute, Gand, Wevelghem, Tirlemont et Saint-Huber sont réutilisables par des pilotes ou des passagers possédant une autorisation personnelle délivrée par une autorité compétente. Les vols sont effectués dans un rayon de 3 km autour des aérodromes à une altitude inférieure à 800 m, de 8h30 du matin au coucher du soleil.

La fin des vols pour 5 ans
Cette reprise des vols déclencha une reprise des interventions de couloir auprès du ministère de l’Air en France. Elles échouèrent pour les vols motorisés mais permirent la réouverture du centre de vol à voile de Beynes. Malheureusement, il n’y avait pas que la guerre qui contrariait les machines volantes privées. Le journal « Les ailes » du 23 mai 1940 parle, pour la situation générale de l’aviation militaire, du « calme avant la tempête » et publie l’entrefilet suivant sur les vols privés à Beynes


Sans commentaires… même pour le diner popote de l’assemblée générale d’une fédération aéronautique dont je tairais le nom.   ♦♦♦

Photos via l’auteur

Partager :

  • Partager
  • E-mail
  • Imprimer
  • Facebook
  • Twitter

J’aime ça :

J’aime chargement…
  • Facebook
  • RSS

Newsletter aeroVFR

Manifestations

Satellite, océan et évolution du climat

Conférence sur l’évolution du climat et les prévisions météo à partir des données satellitaires du niveau des océans. Le satellite Copernicus Sentinel-6B a été mis en orbite le 17 novembre dernier via la fusée Falcon 9 de SpaceX. Il s’agit d’assurer la continuité d’une mission en cours depuis plusieurs décennies : l’enregistrement précis de la […]

Ailes contre Elles

Exposition temporaire sur les « femmes du ciel ». Depuis le 7 février dernier et jusqu’au 20 septembre 2026, le musée européen de l’Aviation de Chasse à Montélimar-Ancône propose une exposition intitulée « Ailes contre Elles ». Elle met en lumière « ces femmes courageuses qui ont sillonné les cieux et marqué l’histoire de l’aviation ».

Rassemblement RétroMultiaXe 2026

RMX26, le rassemblement d’ULM multi-axes « historiques » La 5e édition du Rassemblement RétroMultiaXe (RMX) aura lieu les 3, 4 et 5 juillet 2026 sur l’aérodrome d’Ambert (63). Il a pour objectif « de créer des liens entre les pilotes et/ou propriétaires de multi-axes «historiques» désireux de partager leur passion ou confrontés aux problèmes de maintenance et de […]

Meeting à Saint-Yan

25e anniversaire du Fly-in LFBK le 25 avril 2026 La 25e édition du meeting aérien de Saint-Yan est programmée le samedi 25 avril 2026. Ce sera la seule journée ouverte au public avec, le matin, l’arrivée des aéronefs qui participent au rassemblement (200 avions, ULM, aéronefs de collection attendus) et visite guidée des parkings de […]

AeroCollector, édition 2026

Objets du monde aéronautique civil et militaire. Se présentant comme le « salon des collectionneurs et passionnés d’aéronautique », AeroCollector Paris 2026 aura lieu les 21 et 22 mars prochains soit 60 exposants sur plus de 1.000 m² pour chiner objets rares, pièces aéro, livres, maquettes, affiches, objets publicitaires…

Grande Course ULM 2026

Dans l’esprit des pionniers aux années folles… La troisième Grande Course ULM prendra son envol le 6 mai 2026 à 9h00, depuis l’aérodrome de Montaigu-Saint-Georges (LFFW). Elle prendra fin le 8 mai avant 18h00 sur une base finale non précisée. Inspiré de la course des années 1980, cet événement a pour but « de réunir des […]

Aero 2026 à Friedrichshafen

Le salon européen de l’aviation générale édition 2026. La 32e édition du salon Aero, à Friedrichshafen, Allemagne, aura lieu du 22 au 25 avril 2026. La première édition, il y a plus de 45 ans, consistait en une exposition statique de planeurs et motoplaneurs au sein d’un salon régional consacré au milieu automobile. Après avoir […]

Plus d'article de cette catégorie

Derniers articles parus

  • Sortie latérale de piste… 13 mars 2026
  • Satellite, océan et évolution du climat 13 mars 2026
  • Vente d’une collection aéronautique 12 mars 2026
  • Grand Cabri G5 pour Hélicoptères Guimbal 11 mars 2026
  • De la reprise des vols 11 mars 2026
  • Voler en région montagneuse 10 mars 2026
  • Ailes contre Elles 10 mars 2026
  • Lann Bihoué sous cloche 10 mars 2026
  • De la stratégie commerciale de la DSNA 8 mars 2026
  • Rassemblement RétroMultiaXe 2026 7 mars 2026
  • Ouverture de verrière en vol 6 mars 2026
  • Ne quittez pas… 5 mars 2026
  • Meeting à Saint-Yan 5 mars 2026
  • Deux ZRT de Montbéliard à Besançon 5 mars 2026
  • Le SIA reprend les IGN-OACI 5 mars 2026
  • Paris-Nice à la mode 2026 5 mars 2026
  • Le Notam de 14h37 UTC… 4 mars 2026
  • Phraséologie sur terrain non contrôlé 4 mars 2026
  • Partie de Poker 4 mars 2026
  • Petit rappel pour les RP des DTO/ATO… 2 mars 2026
  • AeroCollector, édition 2026 2 mars 2026
  • Grande Course ULM 2026 28 février 2026
  • A l’ouest de Chaumont… 28 février 2026
  • Missile sur l’Atlantique… 26 février 2026
  • Drones sur la Bretagne 23 février 2026

Site d'information aéronautique, aeroVFR.com offre un panorama de l'actualité du pilote VFR.


Découvrez chaque jour l'info aéronautique concernant Industrie (constructeurs, motoristes, héliciers, équipementiers)

Manifestations (meetings, compétitions, expositions, conférences) | Culture (livres, cinéma, aviation de collection, musées)

Pratique (pilotage, espace aérien, réglementation) | Safety First (facteurs humains, sécurité des vols)

Tous droits réservés ® | Mentions légales

%d