• Accueil
  • Mes livres
    • Rafale Marine
    • Du Vampire au Mirage 4000
    • La Saga Robin (2e édition)
    • Le Mook d’aeroVFR…
    • Autres livres
    • Dernières parutions
  • A propos d’aeroVFR
    • Auteurs
  • Contact
  • Météo du week-end
  • Webcams sur aérodrome
  • Escales sur aerodrome

aeroVFR

Informations de vol VFR

  • Actualités
  • Industrie
    • Constructeurs
    • Motoristes/héliciers
    • Equipementiers
  • Manifestations
    • Meetings
    • Expositions/Salons
    • Conférences
    • Compétitions/Rallyes
  • Histoire
    • Livres / revues
    • Histoire de l’aviation
    • Aviation de collection
    • Cinéma / TV / Photo
    • Musées
  • Cockpit
    • Pilotage
    • Espace aérien
    • Réglementation
    • Clubs et Fédés
  • Webcams
  • Safety first
    • Facteurs Humains
    • Sécurité des vols
  • Revue de presse
  • Humeur
Vous êtes ici : Accueil / Histoire / Aviation de collection / GPP 2021 : Douglas C-53 dit Gruesome

GPP 2021 : Douglas C-53 dit Gruesome

Publié le 3 décembre 2021 par François Besse


Autre dossier au GPP 2021, celui d’un Douglas DC-3/C-47/C-53 au passé historique.

Ce dossier de candidature au Grand Prix du Patrimoine 2021 de l’AeCF a été déposé par Hugues Duval, président du Musée aéronautique de Bretagne (MAB, Rennes-Saint-Jacques). Faut-il encore présenter le Douglas DC-3 (Douglas Commercial n°3), l’avion qui révolutionna le transport aérien en reliant de nuit la côte est à la côte ouest des Etats-Unis. Le prototype a pris l’air le 17 décembre 1935. Avec son train rentrant, ses moteurs bien carénés (capots Naca), ses ailes sans haubans, il intéresse les compagnies aériennes mais l’entrée en guerre des Etats-Unis fin 1941 va réorienter sa carrière.

Le C-47/C-53 (sa désignation militaire) va être sur tous les fronts, pour différentes missions, de la logistique au transport de troupes, du largage de parachutistes au remorquage de planeurs de débarquement. Après la Seconde Guerre mondiale, le DC-3 va retrouver le chemin des missions civiles, permettant à de nombreuses compagnies aériennes dans le monde de reprendre une activité avant l’arrivée de “propliners” plus puissants, des Douglas DC-4 et 6 aux Lockheed Constellation et Starliner. Ceux-ci seront rapidement balayés du marché par l’arrivée de la propulsion par réaction et notamment le Boeing 707. Mais 85 ans plus tard, le DC-3 est toujours là, avec de multiples exemplaires encore en état de vol dans le monde.

Le C-53 du MAB est sorti des chaînes d’assemblage de Douglas à Santa-Monica, Californie, en juin 1943, traversant aussitôt l’Atlantique pour rejoindre le théâtre d’opérations méditerranéen en août suivant. Le C-53 Skytrooper est prévu pour le transport de troupes et de blessés, donc sans porte de soute. Affecté au 52nd Troop Carrier Wing, il participe dans la nuit du 13 au 14 septembre 1943 à l’opération Giant, parachutant les hommes de la 82nd Airborne Division près de Salerne. À la mi-août 1944, il est en France, posé sur l’aérodrome temporaire A22 près de Colleville-sur-Mer, avec pour mission de rapatrier des blessés.


Toujours en 1944, pour l’opération Repulse sur Bastogne, il décolle le 27 décembre de Châteaudun en remorquant un planeur Waco CG4-A afin de ravitailler la 101st Airborne Division lors de la bataille des Ardennes. En arrivant sur la zone de largage, l’appareil est touché par la Flak, l’aileron et le volet gauches endommagés. Son équipage est composé de Phil Hecker, pilote, et B. Simmons, copilote. L’appareil est alors baptisé Gruesome (l’affreux, l’horrible, le terrifiant…). La légende raconte qu’au retour de cette mission, les mécanos ont demandé pourquoi l’équipage n’avait pas abandonné l’avion…



Après-guerre, sa carrière s’oriente vers le civil et ce DC-3 est acquis en août 1949 par le célèbre Howard Hughes, patron de la Trans World Airlines (TWA). Les années suivantes verront ce bimoteur transformé en avion VIP pour Volkswagen (1966) aux USA (immatriculation N163WW !), puis travailler pour une compagnie pétrolière (1968), Air Americana (1974), North American Airlines (1981) et enfin Air Dakota (1996). Après un passage par Melun-Villaroche, il a rejoint depuis la collection du futur Musée aéronautique de Bretagne.

Sa remise en état complète a été assurée par les bénévoles du musée avec l’aide de nombreux mécaniciens et pilotes français et américains passionnés par cet appareil et partageant leur connaissance de la machine. La restauration s’est faite après consultation de la documentation technique aux Etats-Unis, pour retrouver les schémas techniques d’époque. Sur de nombreux systèmes, l’historique et les évolutions de l’appareil ont pu être retracées pour garantir une restauration précise, tout en mettant le bimoteur au standard actuel les équipements liés à la sécurité es vols (électricité, détection incendie) et en validant la structure.



Un tel chantier s’avère de taille, avec un avion de près de 12 tonnes et 30 m d’envergure, avec des nacelles à plus de 4 m du sol pour intervenir. Les travaux ont été menés dans les règles de l’art, dans les détails (circuits, équipements d’époque, mécanique) après des contacts pris avec diverses associations aux Etats-Unis ou encore avec l’équipe du DC3 SNAFU (Merville). Le chantier a compris la révision des moteurs soit 28 cylindres en étoile avec 56 bougies à changer… Avec un tel engin, les chiffres grimpent rapidement : des kilomètres de câble électrique à passer dans la structure, 29 m d’envergure a aérogommer avant peinture, des raccords Karman d’emplanture de 6 m de long, 22 sièges en cabine à remettre en état…




Le chantier a compris le traitement anti-corrosion de toute la cellule, intérieur et extérieur, des travaux de chaudronnerie, le remplacement de toute la visserie et des planchers de fuselage, la restauration de la cabine et du cockpit avec remise en état des instruments, de l’éclairage, des extincteurs et circuits associés sans oublier des équipements imposés par la réglementation actuelle car ce Douglas n’est pas prévu pour de l’exposition statique mais bien pour retrouver la troisième dimension, qui plus est avec des passagers à bord pour partager cette page d’histoire.





1.200 pages de manuels ont dû ainsi être rédigées pour permettre son utilisation avec du public à bord, pour respecter la réglementation en matière d’entretien, de formation et d’exploitation (19 passagers) en vue de l’obtention d’un Certificat de transporteur aérien (CTA). En attendant, l’appareil a rejoint la flotte du futur Musée aéronautique de Bretagne et devrait participer l’an prochain à des meetings et grands rassemblements. Ce chantier a reçu le soutien d’Air France, Zodiac, Vinci Airport, la région Bretagne, l’OSAC, la DGAC et des stagiaires et bénévoles de France et des Etats-Unis.



Sa décoration – tendance Olive Drab – est celle portée en 1944, quand l’avion se trouvait sur le sol français peu après les opérations de Débarquement sur les plages normandes. Tout a été respecté en fonction des photos, dessins et plans de peinture d’époque, avec notamment une transition floue entre les différents tons, des bandes de Débarquement peintes en laissant les marques des pinceaux et brosses car dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, ces marques d’identification ont été réalisées par les mécaniciens dans l’urgence, sans finesse. Il s’agissait de bien différencier les avions alliés des avions allemands. Ainsi, par sa décoration, ce Douglas est aux couleurs exactes qu’il portait à l’été 1944.   ♦♦♦

Photos © Musée aéronautique de Bretagne (MAB).

Partager :

  • Partager
  • E-mail
  • Imprimer
  • Facebook
  • Twitter

J’aime ça :

J’aime chargement…
  • Facebook
  • RSS

Newsletter aeroVFR

Manifestations

Fusées et satellites à la française

Trois conférence sur cette thématique… Ce 30 janvier 2026, l’Institut Français d’Histoire de l’Espace (IFHE), les commissions Astronautique et Histoire, Arts et lettres de l’Aéro-Club de France, l’Association Histoires d’Espace, proposent trois conférences à l’occasion des 60 ans des premiers satellites français.

Agenda aeroVFR 1er trimestre 2026

A vos agendas… Premières dates à noter en 2026 avec des manifestations programmées durant le premier trimestre. Cet agenda sera réactualisé et/ou complété au fil des jours.

Ultimate Air Challenge à l’été 2026

Une course aérienne d’endurance en ULM à travers l’Europe. Une équipe basée à Chambley annonce le lancement l’an prochain de l’Ultimate Air Challenge (UAC), une « compétition de vol en ULM traversant le continent, fondée sur la navigation, l’endurance et la stratégie » – dans l’esprit de la Grande Course ou du Londres-Paris en ULM au début […]

Pilotage et contrôle du nouveau Racer

Conférence en visio sur le pilotage d’un hélicoptère de formule combinée. Le Groupe Île-de-France de l’Association Aéronautique et Astronautique de France (3AF), en partenariat avec le groupe Centre de 3AF et le Groupement des Ingénieurs et Cadres Supérieurs de l’Aviation Civile (GIACRE), propose une conférence ayant pour thème « Pilotage et contrôle du nouveau Racer » par […]

Exposition « Terre des Hommes » par Riad Sattouf

A l’occasion de la sortie de « Terre des Hommes » illustré par l’auteur de BD. Riad Sattouf, auteur de bandes dessinées dont notamment « L’Arabe du futur », a toujours été passionné par l’épopée de l’Aéropostale et notamment la vie d’Antoine de Saint-Exupéry. C’est ainsi qu’il a décidé de revisiter « Terre des Hommes » en l’illustrant l’ouvrage de Saint-Ex […]

Les nouveaux mondes du système solaire

Conférence de François Forget, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS Une conférence sur un sujet allant au-delà de l’atmosphère en cette période hivernale pas toujours propice aux vols VFR ? L’exploration spatiale révèle une étonnante diversité parmi les planètes, lunes et petits corps du système solaire. François Forget – planétologue, spécialiste de l’exploration du […]

Festival des Etoiles et des Ailes

10e édition du 22 au 23 novembre 2025 à Toulouse-Montaudran. Pour sa 10e édition, le Festival aérospatial des Etoiles et des Ailes a retenu à nouveau L’Envol des Pionniers comme site d’accueil. Ce musée implanté sur le site historique de Toulouse-Montaudran rend hommage aux pionniers de l’Aéropostale. Se tenant tous les deux ans en novembre, […]

Plus d'article de cette catégorie

Derniers articles parus

  • L’imbroglio de Salon-Eyguières 29 janvier 2026
  • Une ZIT à Orange 29 janvier 2026
  • Dysfonctionnements techniques 28 janvier 2026
  • Contrôle aérien, rien ne va plus… 27 janvier 2026
  • Stall strips, décrochage et sortie de vrille 26 janvier 2026
  • Avions en 2025 : les thématiques du BEA 23 janvier 2026
  • Planeurs en 2025 : les thématiques du BEA 22 janvier 2026
  • Regroupement de 5 en 2 BTIV 22 janvier 2026
  • ULM en 2025 : les thématiques du BEA 21 janvier 2026
  • Monte-Carlo, Notam et information aéronautique 20 janvier 2026
  • Hélico en 2025 : les thématiques du BEA 20 janvier 2026
  • Ballons en 2025 : les thématiques du BEA 20 janvier 2026
  • Pétition pour Rouen-Boos 20 janvier 2026
  • À Aix, le scandale Edeis se poursuit… 19 janvier 2026
  • Un Jodel D-112 à Candillargues 19 janvier 2026
  • Les avions Marcel Bloch (T.3) 19 janvier 2026
  • Fermeture « momentanée » de Condom 18 janvier 2026
  • Des avions en N bloqués au sol en Europe 18 janvier 2026
  • Améliorer l’anti-collision 17 janvier 2026
  • Daher rallonge la gamme TBM 15 janvier 2026
  • Rebelote pour le SIA 15 janvier 2026
  • Financement participatif pour un Cap-20 13 janvier 2026
  • Tir de missile en Atlantique 13 janvier 2026
  • A Ancenis, un collectif face à Edeis 12 janvier 2026
  • Entretenir son niveau de pilotage 12 janvier 2026

Site d'information aéronautique, aeroVFR.com offre un panorama de l'actualité du pilote VFR.


Découvrez chaque jour l'info aéronautique concernant Industrie (constructeurs, motoristes, héliciers, équipementiers)

Manifestations (meetings, compétitions, expositions, conférences) | Culture (livres, cinéma, aviation de collection, musées)

Pratique (pilotage, espace aérien, réglementation) | Safety First (facteurs humains, sécurité des vols)

Tous droits réservés ® | Mentions légales

%d