
Conscience de la situation, phraséologie et bonnes pratiques…
Suscitée par une collision survenue entre un avion et un ULM en courte finale sur un terrain non contrôlé, sans radio obligatoire, avec des multi-activités aéronautiques, et comme facteur contributif une erreur de saisie de fréquence radio, une vidéo a été réalisée par Alain Jamet (DSAC/MEAS) et mise en ligne sur la chaîne YouTube du CNFAS. Elle est intitulée « Exemple de phraséologie sur un aérodrome non contrôlé sans AFIS ». Elle formalise un exemple de communications en auto-information sur un terrain non contrôlé sans AFIS.
On relèvera notamment les points suivants avec quelques commentaires supplémentaires :
– Sur un terrain non contrôlé mais bénéficiant d’une fréquence dédiée, il est préconisé de ne pas répéter le nom du terrain à chaque message, comme cela doit être le cas sur les aérodromes subissant encore une fréquence commune 123.500 MHz. Mais… on peut quand même le répéter pour certains aérodromes pourtant à fréquence dédiée mais où les messages peuvent reçus sur l’autre terrain ayant la même fréquence, d’où un risque de confusion ou de fausse conscience de la situation. Exemple : un avion largueur en descente
à La Ferté-Gaucher mais dont on entend les messages en tours de piste à Montargis…
– Les erreurs d’affichage ont connu une recrudescence d’occurrence ces dernières années après la mise en place des fréquences en 8.33 KHz, d’où une procédure à suivre : lire la fréquence sur la fiche VAC (ou le Notam si la VAC n’est pas/plus à jour…), saisir la fréquence sur la VHF, la relire une fois affichée (en épelant chaque chiffre) et vérifier la bonne adéquation avec la fréquence indiquée sur la fiche VAC (ou le Notam si la VAC n’est pas/plus à jour…).
– En auto-information, il ne faut pas hésiter à échanger avec d’autres aéronefs s’annonçant dans le même secteur pour avoir une bonne conscience de la situation. Ne pas oublier de donner sa position en 3 dimensions (une trajectoire orientée de tel terrain à tel terrain ou, plus simple, le cap suivi, une altitude en précisant le QNH affiché, et un « timing » de passage soit un horaire de passage ou une distance de la verticale). Le type d’appareil ayant été annoncé auparavant, la distance peut être convertie en durée, sachant qu’une majorité d’aéronefs légers croise entre 160 à 220 km/h (90 à 120 Kt).
– S’il y a du trafic à l’arrivée avant la verticale et/ou en intégration, l’ajout du type d’appareil dans le message (Robin, Cessna, Piper…) peut être un plus car les silhouettes sont connues
et cela peut confirmer un « visuel » et éviter un risque de confusion sur tel ou tel trafic devant soi mais attention si plusieurs appareils du même constructeur se suivent ! ♦♦♦
Pour aller plus loin :
– La menace de la verticale
– S’annoncer… avant la verticale d’un terrain
– Le treuil pour les pilotes… motorisés
– Les volumes de parachutage à prendre en compte