
Une menace dont la présence ne doit pas être oubliée.
Qu’il s’agisse de Notam, de ZRT plus ou moins temporaires, de SUP-AIP ou de zones réglementées déjà présentes sur les cartes aéronautiques, les drones sont bien là et en expansion. Il est rare qu’une publication du jeudi par le SIA de nouveaux SUP-AIP ne mentionne pas une ou des zones créées « au profit d’aéronefs sans équipage à bord,
hors vue »…
Il y a ainsi des volumes importants, pouvant impacter sérieusement le déroulé d’un vol VFR.
Il y a aussi des volumes à basse hauteur, sous les 500 ft/sol. Ces dernières zones peuvent être parfois de longs couloirs, utilisés H24 pour transporter des échantillons médicaux d’un hôpital vers un laboratoire. On en compte déjà plusieurs de ce type dans différentes régions.
Si le respect des hauteurs de survol interdit aux VFR d’évoluer en « règle générale » sous la barre des 500 ft/sol « en dehors de la présence de tout obstacle artificiel », dans certaines conditions, cette tranche d’espace aérien sous les 500 ft/sol peut être utilisée ponctuellement. Ce sera le cas pour des exercices d’encadrement sur champ, en instruction
et avec la butée basse de 170 ft (50 m) par rapport au sol. Même si la DSAC recommande
de ne pas descendre si bas pour valider l’exercice, l’avion qu’il soit à 350 ou 250 ft/sol sera
bien dans la zone des moins de 500 f/sol.
Ce peut être encore le cas pour une montgolfière, effectuant du « suivi de terrain » à basse hauteur ou dont l’aéronaute souhaite se poser dans un champ en fin de vol. Ce sera toujours le cas pour un vélivole contraint à effectuer une vache faute d’avoir pu trouver une ascendance. Certaines zones impactées par la présence potentielle de drones à basse hauteur peuvent être actives ponctuellement, d’autres sur des périodes plus longues. Tous les cas de figure sont dans la nature ! Et donc tous ces SUP-AIP sont à surveiller de près même s’ils semblent concerner une zone « généralement » non utilisée par les trafics VFR.
Surtout que certaines de ces zones englobent un aérodrome comme c’est le cas actuellement à Argentan ! Même si pour cette zone pouvant être active du 26 février au 26 août 2026, une seule opération est prévue entre 7h00 et 17h00 UTC et une seule opération de nuit, le tout avec un Notam d’activation via un préavis de 10 jours. Il s’agit d’opérations en lien avec des relevés relatifs à l’autoroute A88, sans restriction claire pours les usagers de l’aérodrome à moins que le Notam « ferme » le terrain. Le SUP-AIP 021/26 précise que ce sera alors « contournement obligatoire » pour la CAG VFR sauf pour les « aéronefs participant à la manifestation aérienne » ! Comprenne qui pourra. ♦♦♦

Autres exemples parmi d’autres, au gré du listing des SUP-AIP, sans être exhaustif.…




