
Ou comment éviter les pièges disséminés dans les requêtes sur Sofia-Briefing.
Suite à la lecture de ce Rex parmi d’autres publié sur aeroVFR et pour sensibilisser ses pilotes face à cette menace systémique, l’aéro-club d’Ancenis a été proactif en produisant un document interne dont le contenu est largement repris ci-dessous, intitulé « Comment ne pas rater des Notam avant vos vols ? ». Il s’agit en quelque sorte d’un « mode d’emploi » de Sofia-Briefing pour éviter les pièges…
1) Toujours se connecter à la source officielle, soit Sofia-Briefing
2) Cliquer sur « Préparation » puis sur le type de vol. Par exemple, « Navigation » puis remplissez le formulaire sachant que chaque champ à une importance particulière parfois méconnue. Il vous reste à indiquer la date du vol et l’heure prévue (en UTC) puis de préciser l’aérodrome de départ.

Le champ suivant est celui des « Points tournants ». Ces derniers ne servent qu’à définir un couloir. Il faut indiquer les aérodromes situés approximativement sur votre route afin de déterminer un « couloir de recherche ». Attention ! Dans ce couloir, seuls les Notam « en route » (« ce qui se passe en l’air ») seront récupérés. Si la piste d’un des aérodromes retenus en « point tournant » est fermée, vous n’aurez pas l’information !

Le champ suivant est celui de « l’aérodrome de destination » avant celui des « aérodromes de dégagement ou survolés ». Pour éviter tout problème, il faut indiquer – pour la seconde fois… – tous les aérodromes pris comme points tournants, tout en ajoutant aussi les aérodromes sur lesquels vous êtes susceptibles de vous dérouter. C’est uniquement avec cette section de champs de requête que vous obtiendrez les restrictions au sol. On note que les points tournants dans la logique « Sofia-Briefing » ne sont que « survolés » tandis que pour le champ suivant, les aérodromes peuvent être « survolés » (!) ou servir de terrains de dégagement.

3) Une fois votre requête bien renseignée, il « suffit » de cliquer sur « Trajet » pour affiner les filtres de recherche. La durée de validité est par défaut limitée aux 12 prochaines heures. Vous pouvez pousser le curseur jusqu’à 96h00 mais attention, un nouveau Notam peut toujours être édité le lendemain… Pour le plancher, il est préférable de le conserver à 0 (soit le niveau du sol), ce qui peut permettre de noter par exemple des zones avec des drones sous les 500 ft de hauteur minimale.

Le plafond de recherche peut être réduit. Si vous n’avez pas prévu de monter en altitude, les Notam seront moins nombreux à analyser… Il ne faut pas modifier le rayon nominal de 30 nautiques ni le demi-couloir de 15 nautiques. Enfin, si vous volez en VFR, vous pouvez décocher la case IFR même si vous obtiendrez quand même des Notam vous rappelant le nouveau code 7601 pour les IFR rencontrant des problèmes de radio ! Si vous n’avez pas modifié auparavant le plafond (FL195 en nominal), Sofia-Briefing abaissera automatiqement le plafond au FL115 car au-dessus c’est une classe D et il y a peu de chance d’y accéder en VFR…
4) Au final, vous obtenez (enfin) un listing plus ou moins long – on constate que les « points tournants » sont bien indiqués deux fois, au sol et survolés ! – et la fonction « Imprimer » vous permet alors de le transformer en document .pdf à embarquer avec vous en vous l’envoyant sur votre smartphone. C’est assurément la preuve que vous avez bien préparé votre vol même si Sofia-Briefing peut chercher à vous jouer des tours…

Merci à l’aéro-club d’Ancenis pour ce partage. ♦♦♦