
Rappel des consignes face à une zone de sinistre type incendie.
Suite aux incendies survenus ces derniers jours dans différentes régions de France, la DSAC vient de (re)diffuser un document Info-Sécurité DGAC concernant les « risques liés au survol des lieux de sinistre (feux de forêt et de végétation mais aussi inondations, tempêtes, accidents industriels, éruptions volcaniques, tremblements de terre, etc.) ».
Pour permettre aux professionnels d’opérer dans de bonnes conditions, notamment les avions de lutte anti-feu, il est « demandé aux usagers de l’espace aérien (Ndlr : pilotes, télépilotes de drones, pratiquants d’activités aériennes récréatives) qui ne sont pas impliqués dans la gestion du sinistre, de s’abstenir de curiosité et de faire preuve de la plus grande vigilance à l’égard des aéronefs engagés sur le sinistre ou évoluant à proximité et y compris les points de ravitaillement en eau (aérodromes dotés de pélicandromes et plans d’eau utilisés pour l’écopage) ».

Les interventions aériennes sur des feux (surveillance, largages d’eau) se font souvent dans des conditions difficiles, avec visibilité réduite, fortes turbulences, vol à faible hauteur, le tout augmentant les risques d’abordage. Le SERA 3101 rappelle que « tout aéronef doit être exploité de manière à ne pas mettre en danger la vie ou les biens d’autrui ».
Ainsi, la DSAC demande aux pilotes de l’aviation générale dans les zones de sinistre et leur voisinage de contourner le secteur pour ne pas perturber les missions en cours. Une zone de sinistre et son voisinage « correspondent à l’espace limité par une distance dans le plan horizontal d’au moins 5 nm de la périphérie du sinistre, et une hauteur de 5.000 ft ».

Il est aussi recommandé de consulter les Notam (le terme « zone de sinistre » y figure alors pour faciliter leur identification), d’observer le sol autour de soi (feux et fumées importantes…) pour identifier la zone de sinistre et anticiper son contournement, à contacter les SIV pour toute information complémentaire.
Par ailleurs, il est préconisé que tout début d’incendie de forêt ou de végétation soit signalé par les pilotes, en contactant l’organisme des services de la navigation aérienne le plus proche. Une localisation via les coordonnées affichées par un GPS sera appréciée des services de lutte anti-feu. ♦♦♦
Photos © Commission Européenne DG Echo, B. Guerche/Sécurité civile et J. Rocha/Ministère de l’Intérieur
En téléchargement, Info-Sécurité « Zone de sinistre » :
SecuDGAC