
Un parapentiste a été arraisonné en vol dans le cadre du DPSA lors du G7 à Évian.
L’événement est passé sous les radars de la presse régionale et aussi nationale semble-t-il… Durant le G7, avec un Dispositif particulier de sûreté aérienne (DPSA) prévu du 10 au 18 juin autour de la ville d’Evian, un parapentiste a été détecté le 17 juin dans une Zone réglementée temporaire (ZRT SFC/FL195) alors que les délégations internationales quittaient la ville après le sommet du G7.
En milieu d’aprs-midi, cette intrusion a été notée à une vingtaine de kilomètres du site du sommet, ne présentant « aucun caractère hostile à très court terme » selon le communiqué du ministère de la Défense mais « caractérisée », elle devait être « traitée afin de préserver
la sécurité du sommet ». Ainsi, le Centre Air de planification et de conduite des opérations aériennes et de la défense aérienne (CAPCODA) implanté à Lyon-Mont Verdun et la Cellule
de coordination des activités aériennes (C2A2) déployée à Évian ont décidé d’une intervention.
Dans un premier temps, un Pilatus PC-7 suisse, en orbite sur un axe d’attente, a reperé la voile confirmant sa position à l’intérieur de la ZRT. Arrivant rapidement en limite d’autonomie, il a été remplacé par un PC-21 français en alerte en vol. De plus, pour avoir un suivi continu, un drone MQ-9 Reaper de l’armée de l’Air et de l’Espace a été mis à contribution pour suivre en temps réel la situation, la trajectoire du parapentiste, évaluer son comportement et décider de la réponse à donner.
Finalement, la Haute Autorité de défense aérienne (HADA) en lien direct avec le cabinet
du Premier ministre, a ordonné l’arraisonnement du parapentiste. Suite à la hauteur et à la vitesse de « l’intrus », c’est un hélicoptère Fennec qui a été mis en vol, guidé par le Reaper jusqu’à la voile pour contraindre le parapentiste à « rejoindre une zone de posé sécurisée ».
Le communiqué précise que « cette intervention constitue une première dans le cadre d’un DPSA : jamais auparavant un parapentiste n’avait fait l’objet d’un arraisonnement en vol.
Tout au long de cette phase, la sécurité du parapentiste est demeurée une préoccupation constante des équipages ».
Une fois au sol, « le tireur embarqué du Fennec est allé à la rencontre du parapentiste qui n’a opposé aucune résistance, afin de relever son identité et la transmettre aux forces de l’ordre. L’intéressé a ensuite fait l’objet d’une convocation par la Gendarmerie nationale ». ♦♦♦
Image © AAE