
Programme de recherche aux Etats-Unis.
En France, pour l’heure, les drones sont limités en hauteur et donc maintenus sous les 500 ft/sol, limite basse des vols VFR. Dans le cas contraire, s’ils doivent voler plus haut, une zone de ségrégation par rapport aux autres trafics leur est dédiée. D’où les multiples ZRT… Mais l’objectif final est de permettre la mixité totale avec des systèmes assurant l’anti-collision.
Dans cette optique, des chercheurs de l’université Georgia Tech (USA) ont lancé un programme de recherche. Il s’agit d’utiliser les messages des pilotes en auto-information à proximité des aérodromes non contrôlés (93% des terrains aux Etats-Unis) pour « alimenter » les drones assurant des missions commerciales… Ainsi, le système écoute les messages de pilotes sur la fréquence pour prédire leurs trajectoires. Au fil du temps, la prévision de trajectoire serait tombée de 1 km à 400 m.

L’expérimentation est menée sur un terrain non contrôlé de Pennsylvanie. Le modèle traduit les messages audio en texte et une application interprète le message des pilotes à partir d’un dictionnaire de termes aéronautiques : En arrivée du Nord, En provenance de l’Est, en vent arrière pour la piste XX, étape de base YY, finale, etc.

Si le concept vise à « informer » les drones sur la présence à proximité d’aéronefs de l’aviation générale, le système pourrait servir de « filet de sécurité » autour des aérodromes non contrôlés en pouvant prévenir les pilotes sur la fréquence de la présence de drones.
Les chercheurs parlent ainsi de « moyen de communication » entre drones et pilotes.
Gare à la phraséologie ! Bref, vous avez intérêt à être précis dans vos messages. « Début de vent arrière » n’a rien à voir avec « Milieu de vent arrière » ! ♦♦♦