• Accueil
  • Mes livres
    • Rafale Marine
    • Du Vampire au Mirage 4000
    • La Saga Robin (2e édition)
    • Le Mook d’aeroVFR…
    • Autres livres
    • Dernières parutions
  • A propos d’aeroVFR
    • Auteurs
  • Contact
  • Météo du week-end
  • Webcams sur aérodrome
  • Escales sur aerodrome

aeroVFR

Informations de vol VFR

  • Actualités
  • Industrie
    • Constructeurs
    • Motoristes/héliciers
    • Equipementiers
  • Manifestations
    • Meetings
    • Expositions/Salons
    • Conférences
    • Compétitions/Rallyes
  • Histoire
    • Livres / revues
    • Histoire de l’aviation
    • Aviation de collection
    • Cinéma / TV / Photo
    • Musées
  • Cockpit
    • Pilotage
    • Espace aérien
    • Réglementation
    • Clubs et Fédés
  • Webcams
  • Safety first
    • Facteurs Humains
    • Sécurité des vols
  • Revue de presse
  • Humeur
Vous êtes ici : Accueil / Cockpit / Ne pas faire « brouette » à l’atterrissage

Ne pas faire « brouette » à l’atterrissage

Publié le 9 juillet 2026 par Rédaction


Un phénomène qui explique certaines sorties de piste latérales.

Les Anglo-Saxons parlent de wheelbarrowing, soit du roulage comme pour une brouette, donc sur la roue avant pour un aéronef à train tricycle. Les Canadiens ont traduit le terme en « brouettage ». Peu importe la dénomination, l’important est de comprendre comment cette situation peut se mettre en place au décollage mais plus souvent à l’atterrissage.

À l’atterrissage, sur aéronef à train tricycle, la bonne pratique consiste à retrouver le plancher des vaches via les roues du train principal, donc avec une certaine assiette cabrée afin de dégager du sol la roue avant. Celle-ci est à considérer comme fragile et dans tous les cas pas forcément dimensionnée pour encaisser seule l’impact de l’avion à l’atterrissage.

Soulager au maximum la roulette avant
Si l’atterrissage s’est correctement fait sur le train principal, il est souvent possible de retarder un peu le posé de la roue avant. Ceci impose, lors du touché du train principal, à poursuivre le mouvement du manche vers l’arrière pour soulager au maximum le touché de la roue avant et contrer le couple piqueur autour du train principal (dérotation). Ce maintien momentané de la roue avant hors du sol participe un peu au freinage (aérodynamique) et limite l’impact de la roue avant sur la piste. Un posé « piloté » de la roue avant reste idéal en évitant de garder trop longtemps le manche en butée arrière (« dans le coussin ») jusqu’à la perte totale d’efficacité de la profondeur.

Cette pratique idéale n’est pas toujours atteinte. Les situations à éviter sont évidemment le touché en premier sur la roue avant ou le posé 3-points. La cause est une assiette cabrée insuffisante, souvent due à une vitesse excessive en finale, qui pousse le pilote à ne pas trop arrondir car il sait que son aéronef risque de remonter. Il retarde donc l’arrondi d’où un retour au sol avec une assiette non adaptée.

Pire, les roues à quelques centimètres de la piste, aéronef en effet de sol ne voulant pas descendre, le pilote veut forcer son appareil à poser par un mouvement de manche vers l’avant. Il n’est pas possible de forcer un appareil à atterrir dans ces conditions. Il faut être patient et attendre que l’excès de vitesse soit absorbé ou, si la piste n’est pas assez longue,
il est déjà grand temps d’enclencher la remise de gaz. Si cette dernière n’était plus possible, la seule porte de sortie consisterait à rentrer les volets pour diminuer la portance mais cette manoeuvre n’est pas recommandée !

Ainsi, si l’appareil se retrouve au sol à vitesse excessive, après un éventuel posé 3-points, les paramètres pour mettre en place un « effet brouette » sont bien là. Si le pilote ne conserve pas le manche secteur arrière pour soulager la roulette avant et charger le train principal, si le pilote de plus commence à freiner car le bout de piste s’aperçoit dans le pare-brise, l’absence de contrôle de l’assiette et le freinage vont déplacer la masse de l’appareil sur la roue avant.

C’est aussi le cas après un atterrissage un peu sec de l’appareil suivi d’une action inappropriée du pilote avec du manche avant pour le maintenir au sol, mais si quelques fractions de seconde avant l’action du pilote, l’appareil a légèrement rebondi, le second contact avec le sol a toutes les chances de se faire sur le train avant.

Appliquer le poids au maximum sur le train principal
Si le manche est mal placé, le freinage excessif, les roues principales peuvent encore être au sol, mais elles ne supportent plus l’essentiel du poids (diminution du coefficient de friction). Dans certains cas, une roue principale (si les ailes ne sont pas conservées à l’horizontale), voire les deux, peuvent quitter le sol, à quelques centimètres de ce dernier. Le poids de l’appareil s’applique alors en intégralité sur la roue avant. Hors avec un centre de gravité en arrière de cette roulette, l’appareil passe en « brouette », dans une situation instable, l’aéronef pouvant chercher à s’échapper latéralement – surtout si l’on rajoute dans l’équation une composante de vent de travers.

Dans ce dernier cas, l’appareil devient une girouette dont le pivot de rotation se trouve être la roulette avant. Le vent latéral va faire pivoter l’appareil et le départ en lacet peut être brutal, allant jusqu’à toucher le sol de l’hélice ou au moins de l’extrémité de l’aile extérieure au virage, voire endommager le train principal extérieur au virage qui va supporter une grande partie du poids lors du dérapage incontrôlé. Le phénomène se rapproche alors d’un « cheval de bois » tel que pouvant être rencontré avec un appareil à train classique.

Sous effet « brouette », le système de freinage n’est plus actif car s’appliquant sur les roues principales. La direction est de moins en moins efficace, vitesse en diminution oblige. La perte de contrôle latéral devient une issue probable. L’atterrissage, ainsi, ne se limite pas au strict retour de l’appareil au sol. Il se poursuit jusqu’à l’arrêt au parking et donc la décélération sur la piste est une manoeuvre à piloter.

Un cas de « brouette » peut être noté sur des vidéos montrant des appontages, notamment ceux de Vought Crusader. Chaque appontage s’achève sur la roue avant, dimensionnée
pour cela. Les raisons sont les suivantes : à l’appontage, il n’y a pas d’arrondi. Le freinage rapide de l’appareil retenu par le brin d’arrêt fait basculer le poids sur la roue avant, phénomène accentué par la portance encore assurée par les imposants volets hypersustentateur.
Mais en aviation légère, un atterrissage ne doit pas être un appontage !

Si tout ce qui vient d’être abordé concerne l’atterrissage, l’effet brouette peut être aussi rencontré au décollage si le pilote « bourre » trop l’appareil sur le nez, maintenant trop longtemps la roulette avant au sol pour retarder la rotation. Aucun intérêt donc à retarder la rotation au-delà de la vitesse recommandée par le manuel de vol. Les volets, même en position décollage et non pas atterrissage, peuvent générer suffisamment de portance pour faire pivoter l’appareil sur le train avant. Il faut donc peu avant la vitesse de rotation commencer à appliquer une action vers l’arrière du manche pour soulager la roulette avant
et donner de l’incidence à l’aile. Avec l’augmentation de la vitesse, l’appareil va décoller
de lui-même. Il suffit d’être patient !

Comment éviter l’effet « brouette »
Le premier point à prendre en compte est une assiette adaptée en fin d’arrondi, roulette avant écartée du sol pour toucher du train principal en premier. Ce qui implique d’arriver à la vitesse préconisée par le constructeur – pour éviter de flotter au ras du sol – et figurant dans le manuel de vol, à moduler par le vent de face ou la présence de turbulences mais sans trop
en rajouter…

Une fois au sol, il faut appliquer l’essentiel du poids sur le train principal, d’où le manche secteur arrière ou neutre (sur certains appareils, la position du manche au neutre permet de bien conserver la conjugaison de la roulette avant), exercer un freinage progressif, voire rentrer les volets pour diminuer la portance sur l’aile mais il reste préférable de reconfigurer l’appareil une fois vitesse contrôlée ou piste dégagée.

Si vous devez freiner fortement, le couple piqueur dû à l’application des freins sur le train principal doit être accompagné d’une action sur le manche vers l’arrière, en butée, pour limiter le report du poids sur le train avant tant que la profondeur a encore de l’effet aérodynamique. L’application des pleins volets, diminuant la vitesse d’approche, impose une assiette plus piquée en finale, d’où une rotation plus marquée à réaliser à l’arrondi que si l’approche avait été menée avec un seul cran de volets. On note que pour la FAA, les appareils à profondeur de type monobloc seraient plus susceptibles de provoquer un « brouettage ».  ♦♦♦

Photo © Cirrus Aircraft

Pour aller plus loin : des rapports d’accidents du BEA où le « brouettage » est cité comme cause.
DR400Brouette
DR253Brouette
ElixirBrouette

Partager :

  • Partager
  • Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
  • Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer
  • Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
  • Partager sur X(ouvre dans une nouvelle fenêtre) X

J’aime ça :

J’aime Chargement…
  • Facebook
  • RSS

Newsletter aeroVFR

Manifestations

Marie Marvingt sur France Inter

Une étonnante pionnière de l’aviation sortie de l’oubli… Chaque jour de la semaine, sur France Inter, Fabrice Drouelle anime l’émission « Affaires sensibles », évoquant un événement particulier ou un personnage. Pour ce jeudi 22 octobre 2026, un coup de projecteur sera mis sur Marie Marvingt, pionnière de l’aviation peu connue et pourtant…

Conférence sur l’archéologie aérienne

Avions légers et ULM, machines à remonter le temps ! Le Groupe Île-de-France de l’Association Aéronautique et Astronautique de France (3AF), en partenariat avec le groupe Centre de la 3AF et le Groupement des Ingénieurs et Cadres Supérieurs de l’Aviation Civile (GIACRE), propose une conférence intitulée « Archéologie aérienne. Avions légers et ULM, machines à remonter […]

Agenda aeroVFR de fin de saison 2026

Quelques dates de fin de saison… Novembre 2026 1er novembre : Démonstrations en vol (10h30/14h00) du Museo de Aviones Históricos en Vuelo de la Fundación Infante de Orleans, aérodrome Cuatro Vientos, Madrid. https://fio.es 14 novembre : 20e séminaire Sécurité des vols Avion et ULM à l’Enac, campus de Toulouse-Rangueil. AUATBL et AC Airbus Toulouse.

Exposition : la photo aérienne et spatiale

La photo aérienne au fil des âges… En lien avec le colloque sur le même type programmé du 18 au 20 novembre 2026, une exposition intitulée « La photographie aérienne et spatiale : entre héritage et usages contemporains » aura lieu au musée de l’Air et de l’Espace (MAE, Le Bourget) du 15 novembre 2026 au 14 […]

La photographie aérienne et spatiale

Un colloque entre héritage et usages contemporains La photographie a 200 ans en 2026 – sur la base des travaux de Nicéphore Niépce, ingénieur français, connu comme étant « l’inventeur de la photographie », appelée alors « procédé héliographique ». D’où le Bicentenaire de la Photographie organisé par le ministère de la Culture du 1er septembre 2026 au 30 […]

Les aviateurs de la France libre

Exposition du 15 octobre 2026 au 14 février 2027. En 1940, ils ont fait le choix de continuer le combat. Pilotes, navigateurs, mécaniciens et volontaires féminines de l’Air, les aviateurs des Forces aériennes françaises libres (FAFL) ont combattu sur tous les fronts de la Seconde Guerre mondiale, de la Grande-Bretagne avec la Royal Air Force […]

Bulles de l’Air et de l’Espace

14e édition de ce festival à Evreux le 25 octobre 2026. Ce festival de la BD prend place sur la base aérienne 105 d’Evreux avec rencontre et dédicaces avec les auteurs de bandes dessinées, visite du musée de la BA105, visite d’avions récents et anciens (C130J Hercules, Casa CN-235, Breguet Deux-Ponts, Transall C-160). À 14h30, […]

Plus d'article de cette catégorie

Derniers articles parus

  • Mortagne-au-Perche devient restreint 24 octobre 2026
  • Retour à l’heure d’hiver 24 octobre 2026
  • Taxes chez Edeis and Co 23 octobre 2026
  • Une visite médicale mieux proportionnée ? 22 octobre 2026
  • Coup de projecteur sur Lasbordes 22 octobre 2026
  • Les AZBA via les Notam 22 octobre 2026
  • Fin de production pour Aquila Aviation 22 octobre 2026
  • Aura Aero, du civil au militaire 22 octobre 2026
  • A400M et turbulence de sillage… 21 octobre 2026
  • Marie Marvingt sur France Inter 21 octobre 2026
  • Espaces aériens secteur du Luc 20 octobre 2026
  • Dans le sillage d’un hélicoptère… 19 octobre 2026
  • Des drones secteur Puimoisson 18 octobre 2026
  • ZRT à Condom 17 octobre 2026
  • Conférence sur l’archéologie aérienne 16 octobre 2026
  • BEA : le second régime de vol… 15 octobre 2026
  • Deux ZRT dans l’est… 15 octobre 2026
  • ZRT à Dinard 15 octobre 2026
  • Agenda aeroVFR de fin de saison 2026 14 octobre 2026
  • Altitude barométrique ou GPS… 13 octobre 2026
  • Exposition : la photo aérienne et spatiale 12 octobre 2026
  • La photographie aérienne et spatiale 12 octobre 2026
  • Piqûre de saison… 11 octobre 2026
  • Séminaire Sécurité des vols à Toulouse 10 octobre 2026
  • Un planeur de formule aile volante 9 octobre 2026

Site d'information aéronautique, aeroVFR.com offre un panorama de l'actualité du pilote VFR.


Découvrez chaque jour l'info aéronautique concernant Industrie (constructeurs, motoristes, héliciers, équipementiers)

Manifestations (meetings, compétitions, expositions, conférences) | Culture (livres, cinéma, aviation de collection, musées)

Pratique (pilotage, espace aérien, réglementation) | Safety First (facteurs humains, sécurité des vols)

Tous droits réservés ® | Mentions légales

%d